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Les récupérateurs

Radio-Canada


La forêt urbaine, un patrimoine naturel et mobilier

Pendant des années, l'orme d'Amérique a été l'arbre urbain par excellence. À l'époque, le majestueux feuillu bordait les artères des petites et grandes villes du pays. Jusqu'au jour où, dans les années 30, un convoi contenant du bois infecté par la maladie hollandaise de l'orme s'amarre en Amérique du Nord.

La maladie hollandaise de l'orme et le scolyte: un duo tueur

Les coupables: Ophiostoma ulmi (Buisman) Nannf. et Ophiostoma novo-ulmi Brasier

Les champignons microscopiques se développent dans les vaisseaux conducteurs de la sève, qu'ils empêchent de circuler. Comme la sève est en quelque sorte le sang de l'arbre, les branches qui en sont privées faiblissent petit à petit. Les feuilles flétrissent et l'arbre meurt plus ou moins rapidement.

Les complices: le scolyte de l'orme (indigène) et le scolyte européen (beaucoup plus virulent)

Pour se reproduire, le scolyte se loge entre l'écorce et l'arbre. Les spores du champignon se collent alors au corps de l'insecte. Au printemps, l'insecte doit migrer vers d'autres arbres pour se nourrir et propage ainsi la maladie.

La maladie commence tranquillement ses ravages dans l'est du pays. Puis, en 1946, en Ontario, la crise s'envenime: des spécialistes signalent l'apparition d'un insecte exotique ravageur, le scolyte européen, principal vecteur de la maladie hollandaise de l'orme.

Pour l'orme d'Amérique, c'est le début de la fin. Le malvenu fait tranquillement son chemin vers le Québec. Sur son passage, les arbres tombent par milliers. L'insecte décime la quasi-totalité des 35 000 ormes de Montréal. À Québec, on pense que le scolyte n'osera pas braver les rigoureux hivers, qu'il rebroussera chemin, mais l'ennemi s'endurcit et, dans les années 80, s'attaque finalement à l'arbre-emblème de la capitale nationale.

Recycl'Arbre

Aux grands maux, les grands moyens. Lorsque le scolyte européen a été repéré pour la première fois à Québec, la Ville a tout mis en oeuvre pour freiner la propagation de la maladie. Des experts ont développé un système de surveillance presque infaillible. Depuis, les arbres atteints sont rapidement détectés, puis abattus et enfouis pour éviter que l'insecte transmette le champignon.

Toutefois, le bois des quelque 300 ormes que l'on doit ainsi abattre chaque année est littéralement gaspillé. Enfin, il l'était, jusqu'à ce qu'en 2007, une bande de jeunes ébénistes se mobilisent et créent la coopérative Recycl'Arbre.

Regardez le reportage de Denis Roberge et Noémie Larouche

Écoutez le reportage de Noémie Larouche (Nouvelle fenêtre) (Recycl'Arbre radio)

Dava

Les grandes scieries ne s'embarrassent pas des arbres qui contiennent des objets métalliques comme des clous ou des balles. Ainsi, de grosses pièces de bois noble, comme le noyer, le chêne ou l'érable, sont abandonnées aux dépotoirs.

Préoccupé par cet énorme gaspillage, un propriétaire d'une petite scierie à Tring-Jonction en Beauce, David Gilbert, a entrepris de récupérer ces arbres. Comment? Il a mis au point une technique qui permet de tailler le bois en petites pièces pour en faire des planchers de très haute qualité.

Regardez le reportage d'Aubert Tremblay



Recy-kate

On dit que les meilleurs cadeaux sont ceux que nous aimerions recevoir. C'est précisément ce que Pablo Perugorria a fait, sans le savoir, il y a deux ans, en offrant une planche à roulettes à son fils.
Du coup, il s'est découvert non seulement une passion, mais aussi une vocation: celle de restaurer des planches à roulettes d'occasion pour les jeunes de milieux défavorisés, les enfants d'ici et d'ailleurs.

Recy-kate (Nouvelle fenêtre) (Blog du projet)

Écoutez le reportage de Noémie Larouche (Nouvelle fenêtre)

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