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Repaire d'islamistes attaqué

Le chef d'Al-Qaïda au Maghreb (à droite)

Le chef d'Al-Qaïda au Maghreb (à droite)

Photo : AFP / GSPC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux semaines après l'assassinat d'un otage britannique, l'armée malienne attaque un repaire de la branche maghrébine d'Al-Qaïda et tue 26 de ses combattants.

C'est une première. L'armée malienne lance une offensive contre un repaire de la branche maghrébine d'Al-Qaïda - Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) - et annonce avoir tué 26 combattants de l'organisation.

Cette offensive survient deux semaines après l'assassinat d'un otage britannique.

L'opération a été menée dans l'extrême nord du Mali, à la frontière avec l'Algérie. Les militaires maliens affirment avoir « détruit » une base de l'AQMI dans cette opération.

« Lorsque nos troupes ont pris possession de la base des combattants islamistes, nous avons compté 26 éléments ennemis tués. Certains étaient même enterrés dans une fosse commune par les salafistes qui ont pris la fuite », a affirmé mercredi à l'AFP une source sécuritaire dans le nord.

Mais une source indépendante indique que le bilan de cette opération est de 16 morts pour le moment. La même source indique qu'il y aurait des victimes du côté de l'armée, mais ne donne pas de chiffre.

Le gouvernement malien avait annoncé, il y a deux semaines, son intention de mener une « lutte sans merci contre tous les groupes terroristes ».

Un responsable au ministère de l'Intérieur expliquait alors être « en discussion avancée avec des pays comme la France, l'Algérie, les États-Unis et le Canada pour coordonner les actions » de lutte contre les « islamistes armés ».

L'AQMI avait revendiqué, pour la première fois, avoir un otage, Erwin Dyer. Ce dernier faisait partie d'un groupe de quatre touristes européens capturés en janvier au Niger voisin. Deux femmes avaient été libérées en avril. Mais un ressortissant suisse, Werner Greiner, reste actuellement aux mains des ravisseurs.

Par ailleurs, l'AQMI est soupçonnée d'avoir assassiné un officier malien la semaine dernière à Tombouctou, au nord-ouest du pays.

L'organisation sillonne depuis quelques années le vaste territoire désertique du Sahel entre le Mali, le Niger et l'Algérie. L'AQMI s'est également « spécialisée » dans la prise d'otages occidentaux.

Selon le site de RFI (Radio France internationale), les armées maliennes et algériennes se sont entendues pour combattre conjointement l'AQMI. En vertu de cet accord, les soldats maliens peuvent poursuivre les membres de l'AQMI en territoire algérien et les militaires algériens peuvent faire de même en territoire malien.

Avec les informations de Agence France-Presse

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