•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un projet de parc éolien qui divise

Un parc éolien
Un parc éolien à l'Île-du-Prince-Édouard (archives).
Radio-Canada

L'implantation possible de 78 éoliennes à Thetford Mines, Kinnear's Mills et Saint-Jean-de-Brébeuf suscite le mécontentement de nombreux citoyens.

Un projet de parc éolien de 156 mégawatts provoque la colère de nombreux citoyens à Thetford Mines, Kinnear's Mills et Saint-Jean-de-Brébeuf, dans la région de Chaudière-Appalaches. Des résidents s'inquiètent notamment de l'impact qu'aurait l'implantation de 78 éoliennes sur le paysage.

Les opposants au projet ont notamment pu faire valoir leur point de vue lors d'une rencontre tenue par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), mardi soir.

Pour Jean Bédard, du comité de citoyens de Kinnear's Mills, ce projet risque de faire fuir les touristes s'il voit le jour. « Kinnear's Mills, c'est un joyau en soi. Les quatre églises, les montagnes et tout ça, c'est quelque chose d'extraordinaire. Et on va mettre des éoliennes là-dedans. Qui va venir à Kinnear's Mills après ça? »

Le promoteur du projet, l'entreprise 3CI Énergie éolienne de Saint-Bruno-de-Montarville, a déjà obtenu l'appui des agriculteurs et des gens d'affaires de la région. 3CI estime que son projet de 400 millions de dollars devrait générer des retombées économiques de 30 millions de dollars et créer 250 emplois.

Selon le directeur de la Chambre de commerce de Thetford Mines, Louis Thivierge, le projet pourrait se transformer en attrait touristique. « C'est quelque chose qui peut être intéressant parce qu'on parle qu'il y a des éoliennes en Gaspésie. Il y a des gens du tourisme qui se rendent en Gaspésie par rapport à ça. Proche de nous, il n'y en a pas encore dans le sud du Québec. »

Si le projet de 3CI se concrétise, les trois municipalités devraient toucher des redevances de 2 millions de dollars annuellement.

Des audiences publiques doivent être tenues sur le projet avant que le gouvernement du Québec ne se prononce sur le sujet.