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À tatouages découverts

Tatouage de dragon

Nadine Bélisle, éducatrice au CPE La Pirouette, pourra travailler sans cacher son tatouage.

Radio-Canada

La Cour supérieure annule une décision d'un arbitre du travail et autorise les éducatrices en garderies à travailler sans devoir cacher leurs tatouages.

Les éducatrices en garderies de partout au Québec pourront exhiber leurs tatouages en toute légalité. La Cour supérieure a infirmé une décision rendue par un arbitre du travail et statue que les éducatrices en garderies n'ont pas à cacher leurs tatouages.

Dans sa décision, le juge Jean Bouchard blâme aussi certains Centres de la petite enfance (CPE) du Saguenay, dont la garderie La Pirouette, qui forçaient ses employées à dissimuler leurs tatouages, même en plein été.

« Par sa politique, le CPE se trouve à obliger l'employée qui a sur le mollet ou l'avant-bras un tatouage représentant un papillon ou une fleur à porter un pantalon long ou une chemise à manches longues [...] sous un soleil de plomb par un bel après-midi d'été. C'est ridicule et outrageant », peut-on lire dans le jugement.

En plus de la garderie La Pirouette, 14 autres CPE du Saguenay avaient aussi adopté le règlement interdisant de montrer ses tatouages. Le syndicat des travailleuses des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean avait déposé un grief en 2004 pour s'opposer au règlement. Mais l'arbitre du travail avait donné raison à la direction des CPE.

Dans sa décision, le juge laisse toutefois une porte ouverte à la direction des CPE qui voudraient interdire les tatouages à caractère violent, raciste ou sexiste. « Si c'est une tête de mort, on comprendra que la personne a l'obligation de le cacher », souligne Sylvie Blackburn, présidente du syndicat des travailleuses des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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