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Passionnée de politique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après la politique, il y a la politique! C'est décidément le cas pour Louise Harel qui, quelques mois seulement après avoir quitté la politique provinciale, à la fin 2008, annonce qu'elle prendra part à la prochaine course à la mairie de Montréal.

Estimant que Montréal est « surgouvernée » et « suradministrée », celle qui a été à l'origine des fusions municipales plaide pour une simplification de l'administration et de la gestion de la Ville.

Mme Harel est sans doute l'une des figures qui ont incarné la longévité politique au sein du Parti québécois (PQ). Députée pendant 27 ans, elle a occupé plusieurs fonctions au gouvernement et à l'Assemblée nationale, dont elle a été la première femme présidente, du 12 mars 2002 au 4 juin 2003.

Louise HarelAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louise Harel

Photo : Luc Lavigne

Une battante

Derrière la femme à l'apparence frêle et à la voix douce se cache une politicienne tenace et battante. Avant même de claquer la porte du gouvernement Lévesque pour protester contre « le beau risque », elle avait déjà tenu tête à son chef, qui s'opposait à la syndicalisation des employés de la permanence du PQ.

En 1982, lors d'un vote à l'Assemblée nationale obligeant les fonctionnaires à réduire leurs salaires et forçant le retour au travail des enseignants en grève, Louise Harel fait bande à part et s'abstient de se prononcer.

Jean-Pierre Charbonneau, qui a beaucoup fréquenté Louise Harel, parle d'une « femme de conviction ». Sous ses airs de femme mielleuse, « elle est rusée, capable d'être dure et calculatrice », nous a confié l'ancien député et ministre péquiste, qui précise que cela n'a rien de péjoratif.

Louise Harel « a de la pogne et c'est une main de fer dans un gant de velours », a souligné pour sa part, dans Le Devoir, Françoise David, actuelle chef de Québec solidaire et ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec.

Un engagement précoce

Originaire de Sainte-Thérèse-de-Blainville, dans les Laurentides, Louise Harel est née le 22 avril 1946. Après un baccalauréat ès arts au Séminaire Sainte-Thérèse en 1965, elle étudie la sociologie puis le droit à l'Université de Montréal. Elle est admise au Barreau du Québec en 1978.

Jeune, elle commence à militer au sein de l'Union générale des étudiants du Québec et du Rassemblement pour l'indépendance nationale, avant de s'impliquer dans le Parti québécois au début des années 1970. Parallèlement, elle s'engage dans les milieux communautaire et féministe. Elle fut, entre autres, responsable du dossier de la condition féminine au Centre des services sociaux de Montréal, membre de la Fédération des femmes du Québec, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, ainsi que de nombreuses coopératives.

En 1981, Louise Harel a été élue pour la première fois députée péquiste dans la circonscription de Maisonneuve, qui deviendra plus tard Hochelaga-Maisonneuve. Elle a été réélue sans interruption, avant de décider, en octobre 2008, de ne pas briguer un nouveau mandat.

J'ai follement aimé ce métier de député que je pratique depuis 27 ans. Malgré le cynisme ambiant à l'égard des politiciens, je crois que l'on peut faire de la politique avec intégrité, avec humanité, et rester fidèle à ses idées.

Louise Harel

Une carrière bien remplie

Louise Harel à l'Assemblée nationale du QuébecAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

À l'Assemblée nationale, Mme Harel a présidé plusieurs commissions parlementaires, dont celles sur l'économie et le travail, l'éducation, les transports et environnement, etc.

Le 6 juin 2006, à la suite de la démission de Bernard Landry, elle est devenue chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale et chef par intérim du PQ.

Louise Harel a occupé également différentes responsabilités ministérielles. Elle a été nommée ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration dans le gouvernement Lévesque le 25 septembre 1984. Mais elle a démissionné un mois plus tard, le 27 novembre, avec quatre autres ministres. C'était la fronde contre « le beau risque » de René Levesque, qui écartait l'idée de souveraineté pour appuyer la réforme du fédéralisme de Brian Mulroney.

Mme Harel a été aussi ministre d'État à la Concertation et ministre de l'Emploi dans le Cabinet Parizeau (1994-1996), ministre d'État de l'Emploi et de la Solidarité et ministre de la Sécurité du revenu dans le Cabinet Bouchard (1996-1997), ministre de l'Emploi et de la Solidarité (1997-1998), et ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole (1998-2002).

Elle a à son actif, entre autres, la réorganisation controversée des municipalités, qui a mené aux fusions, la Loi sur l'équité salariale, ainsi que la création d'Emploi-Québec et des centres locaux d'emploi.

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