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Fiat prend la direction de Chrysler

Chrysler

Photo : La Presse canadienne / David Zalubowski

Radio-Canada

Un mois après s'être placé sous la protection de la loi sur les faillites, le constructeur américain est repris par un consortium chapeauté par le groupe italien Fiat.

Un consortium chapeauté par le constructeur automobile italien Fiat est autorisé à reprendre les actifs sains de Chrysler pour deux milliards de dollars.

Le juge Arthur Gonzalez a approuvé tard dimanche soir le plan de restructuration présenté par Chrysler et soutenu par les autorités fédérales américaines.

Ce plan est vu comme la seule manière de ne pas liquider l'ensemble du troisième constructeur automobile américain.

« En raison de l'attachement primordial des gouvernements américain et canadien à la protection de l'intérêt public, les termes de l'accord avec Fiat représentent une opportunité que le marché à lui seul est incapable d'offrir », a-t-il conclu.

La nouvelle entreprise, appelée « New Co », pourrait voir le jour dès la semaine prochaine. Elle sera détenue à 68 % par un fonds géré par le syndicat de l'automobile américain UAW (United Auto Workers), à 20 % par Fiat et à 12 % par les gouvernements américain et canadien.

À terme, Fiat pourra détenir jusqu'à 35 % du capital du nouveau Chrysler.

Les autres actifs resteront sous la tutelle du tribunal des faillites avant d'être liquidés par voie judiciaire.

Le juge a rejeté les objections des concessionnaires, des équipementiers et des créanciers, qui avaient manifesté leur opposition au plan lors des audiences.

« En dépit des efforts importants et largement médiatisés accomplis ces deux dernières années pour trouver diverses alliances pour Chrysler, l'accord avec Fiat est la seule option actuellement viable », a estimé le juge Gonzalez.

La nouvelle entreprise « pourrait valoir davantage que la somme de ses composantes, en raison des synergies » entre Chrysler et Fiat, a-t-il expliqué.

Le juge Gonzalez estime que « Chrysler apportera son réseau de concessionnaires et ses capacités de production de véhicules de grande taille, et Fiat fournira ses technologies liées à la fabrication de petites voitures ainsi que l'accès à certains marchés internationaux ».

Appel de la décision

Quelques heures après la décision du juge Gonzalez, des avocats représentants des fonds de l'État de l'Indiana ont porté la cause en appel.

Détenteurs d'obligations Chrysler, ces derniers sont insatisfaits de la restructuration de la dette garantie du groupe, annulée aux deux tiers.

D'autres groupes, comme les quelque 800 concessionnaires qui devront fermer leurs portes, pourraient également lancer des recours au cours des 10 prochains jours.

Fiat a déjà fait savoir qu'il pourrait retirer son offre si aucun accord n'est en place au 15 juin.

Ce nouveau souffle pour Chrysler arrive au moment où un autre constructeur américain, General Motors, se place sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine des faillites.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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