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Un problème d'interprétation, dit Bolduc

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc

Le ministre Yves Bolduc (archives)

Photo : La Presse canadienne / Peter McCabe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir rencontré des experts, le ministre de la Santé du Québec soutient que l'étude du Dr Gaboury a été mal interprétée et qu'elle ne permet pas de conclure que des femmes ont reçu de mauvais diagnostics ou de mauvais traitements.

Le ministre de la Santé du Québec soutient que le vent de panique soulevé par la révélation d'une étude sur les tests de cancer du sein est dû à une mauvaise interprétation de ses résultats.

C'est ce qu'a martelé vigoureusement Yves Bolduc dimanche après-midi, à la suite d'une rencontre de deux heures avec des experts. Le Dr Louis A. Gaboury, auteur de l'étude, participait à la rencontre, de même que d'autres représentants de l'Association des pathologistes et de celle des hémato-oncologues.

Le ministre Bolduc a déclaré que l'étude du Dr Gaboury était rigoureuse et véridique, mais qu'elle portait sur le taux de variation des résultats des tests dans les laboratoires qui ont participé à l'étude. Le ministre a affirmé qu'en aucun cas, l'étude ne permettait de dire que de 20 % à 30 % des femmes atteintes du cancer du sein avaient reçu un mauvais diagnostic ou de mauvais traitements.

On a fait dire des choses à l'étude qui sont fausses.

Une citation de :Le ministre Bolduc

Le ministre dit que les experts se rencontreront à nouveau très bientôt pour établir si des femmes devront repasser des tests.

Yves Bolduc convient toutefois que le Québec doit se doter d'un programme d'assurance qualité pour réduire les écarts de variation des résultats entre les laboratoires.

Les médias et le Dr Barrette montrés du doigt

M. Bolduc a blâmé les médias pour avoir inquiété sans raison les Québécoises. « À partir de maintenant, je vous demanderais d'être rigoureux dans vos reportages et de dire les vraies affaires. Parce qu'on a vu des choses... moi, comme ministre, les cheveux me dressaient sur la tête tellement ce n'était pas vrai », s'est-il insurgé.

Il a aussi décoché plusieurs flèches à l'endroit du président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Gaétan Barrette. Le ministre a remis en cause la crédibilité du Dr Barrette, affirmant qu'il défendait des « intérêts syndicaux » et non « organisme professionnel de qualité ». Selon le ministre, le Dr Barrette est en grande partie responsable de la crise actuelle.

Le ministre a aussi accusé le Dr Barrette d'avoir induit la population en erreur en disant qu'il n'y avait pas de système de contrôle de qualité dans les établissements. Selon M. Bolduc, tous les établissements ont un système de contrôle de qualité interne et certains ont même un système de contrôle de qualité externe.

Le Dr Barrette contre-attaque

Le président de la FMSQ n'a pas tardé à répliquer au ministre, soutenant qu'il cherche à faire de la « basse politique » au lieu de s'attaquer au problème.

C'est grossier comme intervention.

Une citation de :Le Dr Gaétan Barrette

Le Dr Barrette a ajouté que, depuis le début de l'affaire, il a toujours dit que l'étude montrait un taux de variation entre les laboratoires qui était inacceptable et non que des mauvais diagnostics avaient été faits ou que des femmes avaient reçu de mauvais traitements.

« Quand on a [un tel taux de variation], ça signifie que le risque d'avoir des erreurs est trop grand. Si le risque d'avoir des erreurs est trop grand, c'est qu'il y a plus de chance d'en avoir eu. La chose qu'il faut faire dans ce cas-là n'est pas de faire ce spectacle-là, mais bien de retester tout simplement pour la sécurité des patientes », a-t-il déclaré au Réseau de l'information.

M. Barrette a répété que, selon lui, et contrairement à ce qu'a dit le ministre, il n'existe aucun programme systématique de contrôle de qualité dans les laboratoires du Québec.

Il a aussi rappelé qu'il avait lui-même avisé le ministre qu'il y avait un problème concernant les tests. « À date, ça a été une fin de non-recevoir. [...] Le problème est réel et la solution n'existe pas au moment où on se parle », a-t-il déploré.

Le président de la FMSQ a déclaré que Québec devait absolument mettre en place un programme d'assurance qualité et investir dans des équipements de laboratoire plus récents.

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