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Berlin choisit Magna

Logo d'Opel

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Photo : AP/Michael Probst

Radio-Canada

Le gouvernement allemand parvient à un accord pour la reprise du constructeur automobile Opel par l'équipementier canadien Magna.

Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, a confirmé samedi que son gouvernement est parvenu à un accord pour la reprise du constructeur automobile Opel, une filiale de General Motors (GM). C'est l'équipementier canadien Magna, adossé à des capitaux russes, qui a été choisi.

Vendredi, Magna a consolidé son avance sur son concurrent Fiat pour ce rachat. Il a conclu une entente de principe avec GM au sujet de sa filiale allemande Opel. De son côté, le gouvernement allemand avait accepté d'examiner la nouvelle offre négociée entre Magna et GM.

Selon le journal allemand Frankfurter Allgemeine, le PDG du groupe austro-canadien Siegfried Wolf s'est dit prêt à fournir le financement d'urgence de 300 millions d'euros (460 millions de dollars canadiens) demandés par les dirigeants de GM mercredi.

L'AFP rapporte que le plan de reprise repose en grande partie sur les milliards d'euros de garanties que Berlin est prêt à mettre à disposition d'Opel. L'entreprise représente 25 000 emplois directs en Allemagne. D'ailleurs, des législatives seront tenues dans ce pays dans quatre mois.

L'offre de Magna

L'équipementier austro-canadien s'engage à injecter entre 500 et 700 millions d'euros (entre 775 et 1000 millions de dollars canadiens) dans la filiale allemande de GM, Opel. 10 % de la compagnie appartiendrait aux employés d'Opel; GM et la banque russe Sberbank détiendraient chacune 35 % de l'entreprise; et Magna en aurait 20 %.

Pour Fiat, « la vie continue »

Cette entente survient après que le constructeur italien Fiat eut décidé de ne pas participer à la rencontre convoquée par le gouvernement allemand plus tôt vendredi. Des représentants des autorités allemandes et américaines, les dirigeants de GM et ceux de Magna participaient à cette réunion.

Questionné plus tôt sur l'entente de principe entre Magna et GM, Sergio Marchionne, patron de Fiat, répond que le constructeur italien ne se battra pas davantage. « La vie continue », a déclaré M. Marchionne. Fiat souhaite plutôt se concentrer sur le projet de fusion avec Chrysler.

Investir dans les petites voitures

M. Marchionne est confiant de réussir à acquérir Chrysler. Il pense que Fiat saura répondre à la demande pour des petites voitures avec des moteurs moins énergivores, un créneau à prendre aux États-Unis.

Cette stratégie va de pair avec l'approche du marché du patron du groupe italien. M. Marchionne est convaincu qu'à moyen terme, il ne restera que six grands constructeurs au niveau mondial. Pour survivre, chacun devra produire 6 millions de véhicules.

Fiat jette l'éponge

Le financement supplémentaire de 300 millions d'euros a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour le constructeur italien Fiat.

L'administrateur de Fiat, Sergio Marchionne, avait alors indiqué qu'il « n'est pas raisonnable » pour Fiat d'ajouter plus d'argent à son offre. Cela constituait, selon lui, une prise de risques inconsidérée.

M. Marchionne a par ailleurs ajouté que son groupe n'avait pas eu accès à l'ensemble des documents financiers d'Opel, ce qui compromettait la présentation d'un projet de reprise satisfaisant pour toutes les parties prenantes au dossier.

Sans bonifier son offre, il n'en demeurait pas moins intéressé par l'acquisition d'Opel.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Reuters, Site du Frankfurter Allgemeine, Site du journal Les Échos, Site de la BBC, et Site de Magna

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