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Péladeau n'est pas le bienvenu

Pierre Karl Péladeau

Pierre Karl Péladeau, chef de la direction de Quebecor et Quebecor Media (archives)

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

La présidente du syndicat du journal Le Réveil déplore que le président de Québécor vienne faire un discours dans la région début juin, dans le cadre du Rendez-vous des gens d'affaires.

La visite prochaine au Saguenay du président de Québécor suscite la controverse.

Le président du Rendez-vous des gens d'affaires, Alain Provencher, qui a invité Pierre Karl Péladeau le 2 juin se défend de prendre position dans le conflit de travail au journal Le Réveil, comme le lui reproche la présidente du syndicat, Dominique Savard.

Alain Provencher précise que l'invitation au président de Québécor était faite depuis le début de l'année, soit avant le début du lock-out. Il affirme que l'organisme a choisi de maintenir l'invitation pour faire profiter aux gens d'affaires de Saguenay de l'expérience de M. Péladeau.

M. Provencher ajoute que Pierre Karl Péladeau ne profitera pas de cette tribune pour critiquer le rôle des syndicats dans les médias.

Pour sa part, Dominique Savard aurait aimé que les gens d'affaires repoussent cette invitation après le déclenchement du conflit au journal Le Réveil. Elle s'interroge également sur les intentions du président de Québécor, qui a tenu à maintenir cette visite dans le contexte actuel.

« Ça fait quand même 14 ans qu'il a pris la relève de son père. Il n'est jamais venu dans la région pour faire une sortie publique, que ce soit dans l'un ou l'autre des organismes. Là ils disent qu'ils l'ont invité au début de l'année, au mois de janvier, et M. Péladeau accepte pendant que ses gens ici sont en conflit au Réveil, qu'il y a 26 familles sur le trottoir », déplore Mme Savard.

Le journal Le Réveil est en lock-out depuis le début mars. Malgré plusieurs négociations, les parties patronales et syndicales n'ont pas réussi à s'entendre sur le nombre d'emplois touchés par le transfert à l'extérieur de la région de l'administration et de la mise en page du journal.

Les syndiqués ont jugé que la dernière offre était inacceptable, car elle contenait des abolitions de postes en échange de primes de départ bonifiées pour un trop grand nombre d'employés.

Quebecor indique qu'elle désire conserver 18 employés, soit 10 vendeurs de publicités, 3 cadres et 5 employés syndiqués. De son côté, le syndicat rappelle que le nombre d'emplois au journal Le Réveil était de 80 avant la fermeture de l'imprimerie, à la fin février.