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Charge contre Ignatieff

Stephen Harper prononce un discours à Montréal.

Stephen Harper prononce un discours à Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Lors d'un discours à Montréal, Stephen Harper fustige Michael Ignatieff, qu'il décrit comme le chef libéral le plus centralisateur de l'histoire du pays.

Le premier ministre Stephen Harper a prononcé mercredi soir, à Montréal, un discours pour tenter de galvaniser les troupes conservatrices au Québec.

Le chef conservateur, qui s'exprimait lors d'une soirée de financement, a fustigé son adversaire Michael Ignatieff, qu'il a décrit comme « le chef libéral le plus centralisateur de l'histoire de ce pays ».

M. Harper a soutenu que seul son parti croyait en une nation québécoise forte au sein d'un Canada uni. Il a d'ailleurs opposé le fédéralisme « centralisateur » des libéraux au « fédéralisme d'ouverture » des conservateurs.

Le premier ministre a rappelé notamment la reconnaissance du Québec comme nation dans un Canada uni et l'octroi à la province d'un siège au sein de la délégation canadienne à l'UNESCO.

La charge contre M. Ignatieff s'est poursuivie avec l'allocution de Christian Paradis, le lieutenant de Stephen Harper au Québec. « On est nombreux au Québec à rejeter le fédéralisme centralisateur et dominateur de Michael Ignatieff, car on sait tous que ça nous dirige droit dans le mur. On est nombreux au Québec à rejeter le souverainisme et le défaitisme, et, comme le dirait le président de la République française, le sectarisme de Gilles Duceppe, car on sait que pour avancer, nous Québécois, avons besoin d'être à la table des décideurs », a-t-il déclaré.

On s'enracine au Québec

La sortie du chef conservateur vise à démontrer que son parti n'a pas mis une croix sur le Québec, après le net recul des conservateurs dans la province aux dernières élections fédérales. L'événement est d'autant plus important pour le Parti conservateur qu'on assiste à une remontée des libéraux dans les sondages au Québec.

Du reste, les conservateurs ont choisi un slogan révélateur pour leur soirée: « On s'enracine au Québec ».

À noter aussi que le chef du Bloc québécois, qui détient pourtant la majorité des sièges au Québec, a été quelque peu épargné par Stephen Harper, qui a réservé une bonne partie de ses critiques à Michael Ignatieff.

Importante soirée de financement

Stephen Harper a prononcé son discours à l'occasion d'une soirée de financement, qu'il a qualifiée du plus important rassemblement au Québec depuis la création de son parti.

Quelque 2300 billets à 150 $ l'unité avaient été vendus, mais seulement 1800 personnes étaient présentes à l'événement, selon l'organisation conservatrice.

M. Harper était entouré à l'occasion de ses ministres québécois Josée Verner, Christian Paradis et Jean-Pierre Blackburn, ainsi que d'autres membres du gouvernement, dont le ministre du Patrimoine, James Moore, et le ministre de l'Environnement, Jim Prentice.

L'ancien chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, était également présent à la soirée. Il a précisé qu'il y assistait « à titre de journaliste ». M. Dumont animera dès septembre une émission d'actualité sur la chaîne de télévision TQS.

Les conservateurs n'ont obtenu que 10 des 75 sièges au Québec au scrutin de décembre dernier. Le Bloc québécois avait raflé 49 sièges, alors que les libéraux en ont eu 14.

Avec les informations de La Presse canadienne

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