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Christine St-Pierre prend position

Christine St-Pierre

Christine St-Pierre

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre de la Condition féminine se range du côté de la Fédération des femmes du Québec et se déclare favorable au port de signes religieux, dont le voile islamique, dans la fonction publique.

Le débat sur le port de signes religieux dans la fonction publique s'est poursuivi à Québec, jeudi. Après avoir été plutôt évasive la veille, la ministre de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, a clarifié sa position sur le sujet.

Elle s'est rangée du côté de la Fédération des femmes du Québec, en se déclarant favorable au port de signes religieux, dont le voile islamique.

Toutefois, Mme St-Pierre se trouve ainsi à contredire le Conseil du statut de la femme, dont elle est la ministre responsable, et qui s'oppose aux signes religieux dans la fonction publique.

La ministre repousse aussi la proposition faite par la chef du Parti québécois, Pauline Marois. Celle-ci suggère de modifier la Charte québécoise des droits et libertés pour interdire le voile, qu'elle considère un signe de domination masculine inacceptable au Québec.

À l'Assemblée nationale, tant le PQ que l'Action démocratique du Québec ont accusé la ministre libérale de manquer de courage.

Christine St-Pierre estime qu'on ne peut pas interdire le voile sans lancer un difficile débat sur tous les signes religieux. « Si on embarque dans la question d'interdire les signes ostentatoires, ça veut dire qu'il faut y aller pour tout le monde. Donc, pas uniquement pour un groupe qu'on montrerait du doigt en particulier. Ce serait le voile, la kippa, le kirpan, la croix... Ce serait vraiment l'ensemble [des signes religieux] et on la trace où, cette ligne-là? » demande-t-elle.

À son avis, un citoyen peut sans problème afficher son appartenance religieuse dans la fonction publique, tant qu'il reconnaît et respecte les « valeurs fondamentales » incarnées par la primauté du droit, l'égalité entre les sexes et la séparation de l'Église et de l'État.

Avec les informations de La Presse canadienne

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