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Pubs anti-Ignatieff

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parti conservateur lance des publicités négatives à l'endroit du chef libéral sur YouTube. Elles dépeignent M. Ignatieff comme un opportuniste qui n'a aucune idée sur le plan économique.

Tirant de l'arrière dans les sondages sur les intentions de vote, le Parti conservateur du Canada a lancé mardi ses premières publicités négatives à l'endroit du chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff. Diffusées uniquement sur le site Internet de partage de vidéos YouTube, elles visent à dépeindre le chef de l'opposition comme un opportuniste qui n'a pas d'idées concrètes à proposer.

Image extraite de la publicité en français du Parti conservateurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Image extraite de la publicité en français du Parti conservateur

Les publicités, diffusées en français et en anglais, sont similaires dans la forme et le ton. Elles mettent toutes deux l'accent sur le fait que Michael Ignatieff n'a rien à proposer sur le plan économique - citation hors contexte du Toronto Star à l'appui - et qu'il se complaît dans les publicités négatives à l'endroit du Parti conservateur.

Dans la version tournée dans la langue de Shakespeare, les conservateurs attirent toutefois l'attention sur le fait qu'Ignatieff a vécu à l'extérieur du pays pendant 34 ans. « Il n'est pas là pour le Canada. Il est là pour lui-même », entend-on. La publicité se termine par le slogan « Michael Ignatieff, en visite », plaqué sur une image du chef libéral descendant d'un avion.

Dans la langue de Molière, la publicité, silencieuse et quelque peu différente dans sa facture visuelle, met l'accent sur la position du chef libéral sur la place du Québec au sein du Canada. « Michael Ignatieff cache son opinion sur le Québec », peut-on lire à l'écran. Ce sujet est totalement occulté dans la version anglaise. La publicité se termine par la question « Connaissez-vous vraiment cet homme », sans le point d'interrogation requis en vertu des règles de ponctuation.

Les vidéos diffusées sur YouTube ont l'avantage de n'entraîner aucune dépense en placement publicitaire. Elles offrent toutefois un rayonnement plus faible que celles diffusées dans les médias traditionnels. Mercredi matin, la publicité anglaise avait été vue par un peu plus de 5000 personnes, tandis que celle en français n'avait pas encore été vue 500 fois.

La réplique d'Ignatieff

Les libéraux n'ont pas tardé à répondre aux attaques des conservateurs. Selon eux, les conservateurs cherchent surtout à détourner l'attention de leur bilan en économie. Pour sa part, le chef Michael Ignatieff n'a pas l'intention de renier son passé.

J'ai publié plus de bouquins que les conservateurs en ont lu. Alors, bien sûr, ils vont feuilleter mes pages pour voir des choses que j'ai écrites il y a 20 ans. Je suis responsable, je prends la responsabilité pour ce que j'ai écrit.

Une citation de :Michael Ignatieff

Michael Ignatieff est devenu de facto chef du Parti libéral en décembre dernier, après qu'une tentative de gouvernement de coalition dirigée par son prédécesseur, Stéphane Dion, eut avorté. La coalition avait été formée en réponse à l'énoncé économique du ministre conservateur des Finances, Jim Flaherty, qui ne contenait aucune mesure de relance économique malgré la récession.

M. Ignatieff avait tenté en vain de devenir chef du Parti libéral à l'automne 2006. Lors de sa campagne, il avait lancé un pavé dans la mare en préconisant que le Québec soit reconnu comme une nation. L'idée a par la suite été récupérée par le premier ministre Stephen Harper, qui a fait adopter une motion en ce sens à la Chambre des communes.

Michael Ignatieff a été confirmé en tant que chef du Parti libéral du Canada lors du congrès du PLC, au début du mois de mai.

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