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Front commun des syndicats

Syndicats
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La FTQ, la CSN et le SISP discuteront d'une même voix avec le gouvernement en vue des prochaines négociations dans le secteur public et parapublic.

Les trois grandes centrales syndicales, FTQ (Fédération des travailleurs du Québec), CSN (Confédération des syndicats nationaux) et SISP (Secrétariat intersyndical des services publics) feront front commun en vue des prochaines négociations dans le secteur public et parapublic.

Les syndicats signeront un pacte de non-agression et une plateforme de demandes salariales communes. L'entente prendra fin en mars 2010.

Les organisations ont convenu de ne pas susciter de changement d'allégeance syndicale entre leurs membres respectifs au cours de l'été prochain afin de « concentrer toutes leurs énergies sur le renouvellement des conventions collectives ».

En 2005, le gouvernement de Jean Charest avait mis fin aux négociations pour adopter une loi spéciale fixant les conditions de travail. Les syndicats s'étaient alors présentés en rangs dispersés devant l'employeur.

Les syndicats ont pour membres 475 000 des 540 000 travailleurs de l'État. Cependant, certains groupes sont absents de cette coalition, comme l'Association des ingénieurs du gouvernement et les syndicats de policiers.

Par contre, les fédérations des infirmières et le personnel professionnel et technique du réseau de la santé se joignent au groupe. C'est le cas également du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec et du Syndicat de la fonction publique du Québec.

Rattrapage salarial

Sur la question salariale, ils réclameront des augmentations de 11,25 % sur trois ans. Cela comprend une hausse annuelle de 2 % du salaire, assortie d'un rattrapage de 1,75 % pour combler un retard salarial sur le reste des travailleurs québécois, évalué par l'Institut de la statistique du Québec à 7,7 %.

Les porte-parole syndicaux mettront en relief la permanence de l'emploi dans le secteur public: 36 % du personnel de la fonction publique serait à statut précaire, selon eux.

Aujourd'hui, les conditions de travail et les salaires se sont tellement détériorés [ dans le secteur public ] que le gouvernement peine à recruter et à garder son personnel.

Le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Les syndicats voudraient signer de nouvelles conventions en avril 2010, un mois après la fin des ententes actuelles.

Par ailleurs, les porte-parole du Front commun ont « prévenu le gouvernement que les services publics et les conditions de travail des personnes qui les dispensent ne doivent pas faire les frais de la crise. »

Les chefs syndicaux estiment qu'« investir dans les services publics, à ce moment-ci, doit être considéré comme un investissement des plus rentables pour relancer l'économie. »

En 1972, les syndicats avaient créé un front commun pour faire face au gouvernement de Robert Bourassa. À l'époque, les chefs syndicaux avaient été emprisonnés pour avoir incité les syndiqués à défier les injonctions leur ordonnant de retourner au travail. Mais ils avaient obtenu gain de cause sur les augmentations de salaire.

La ministre prudente

Monique Gagnon-Tremblay, présidente du Conseil du TrésorAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre Monique Gagnon-Tremblay

La présidente du Conseil du Trésor, Monique Gagnon-Tremblay, a fait preuve de prudence, en réaction à la création de ce front commun syndical.

Sans commenter certaines des demandes précises des syndicats impliqués, Mme Gagnon-Tremblay a dit espérer pouvoir travailler avec eux sur la réorganisation du travail et le transfert des compétences.

« Dans un contexte d'économie difficile, j'ose espérer qu'on va pouvoir travailler avec beaucoup de pragmatisme, d'ouverture et, surtout, du réalisme », a déclaré la ministre Gagnon-Tremblay.

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