•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des producteurs de porcs inquiets

Porcs

Porcs (archives)

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les producteurs de porcs de la Beauce s'inquiètent des répercussions possibles de la grippe H1N1 sur leur industrie.

Les producteurs de porcs de la Beauce s'inquiètent des répercussions possibles de la grippe H1N1 sur leur industrie, surtout depuis la découverte la fin de semaine dernière d'un cheptel contaminé par l'homme, en Alberta.

C'est notamment le cas de Michel Berthiaume, producteur de porcs à Saint-Elzéar depuis 30 ans. Vendredi, il a reçu un avis de la Fédération des producteurs de porcs du Québec l'invitant à resserrer les mesures sanitaires dans sa porcherie. « On est une région où on fait de l'élevage intensif. Déjà, en partant, il faut prendre des mesures beaucoup plus sévères que peut-être d'autres régions ou d'autres pays », dit-il.

Toutes les bêtes de M. Berthiaume sont vaccinées contre l'influenza, mais l'arrivée d'une nouvelle souche sème l'inquiétude. « On a plus peur pour nos animaux que pour nous-mêmes », affirme-t-il.

Les producteurs craignent également que les prix chutent et que d'autres pays imitent la Chine et ferment leurs portes à l'importation de porc canadien. « S'il y a un vent de panique et qu'il y a une diminution de consommation, c'est clair et net qu'on va frapper une quatrième année qui va être catastrophique encore au niveau des prix », explique M. Berthiaume.

Du côté des consommateurs, l'inquiétude ne semble pas très présente pour le moment. En effet, les ventes sont demeurées stables depuis l'arrivée de la grippe H1N1.

Donald Arguin, boucher depuis 35 ans dans une épicerie de Sainte-Marie-de-Beauce, explique qu'il doit tout de même rassurer quelques-uns de ses clients à l'occasion. « Un petit peu à tous les jours. Quelques-uns nous en parlent. Ils ont une certaine gêne, une certaine peur de la grippe porcine », dit-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !