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Daniel Leblanc reçoit des appuis

Le journaliste Daniel Leblanc

Le journaliste Daniel Leblanc (archives)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Des groupes de presse, dont Radio-Canada, ainsi que la FPJQ donnent leur soutien au journaliste du Globe & Mail, qui refuse de dévoiler l'identité de la source qui a permis de mettre au jour le scandale des commandites.

Six groupes de presse et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) ont apporté leur appui, jeudi, au journaliste Daniel Leblanc, du quotidien Globe & Mail. M. Leblanc refuse de dévoiler sa source d'information qui a mené à la mise au jour du scandale des commandites.

Les groupes en question sont Astral Media, Quebecor Media, Gesca, Radio-Canada, Medias Transcontinental et L'Actualité. Selon eux, le principe de la protection des sources journalistiques doit être reconnu devant les tribunaux.

Ces groupes ont fait cette sortie publique à l'approche du procès de Daniel Leblanc ainsi que peu de temps avant la journée internationale de la liberté de presse, le 3 mai.

Daniel Leblanc a mis au jour le scandale des commandites grâce à sa source surnommée « Ma Chouette ». Il doit retourner en cour dans les prochains jours, où on l'oblige à dévoiler le nom de sa source, mais il tient à garder le silence et à la protéger. Il est donc passible d'une amende et même d'une peine d'emprisonnement pour outrage au tribunal.

Encadrer la protection des sources

Les groupes ont l'intention d'aller au-delà du cas de Daniel Leblanc. Ils comptent former un groupe de travail qui se penchera sur les mécanismes légaux qui encadrent, dans d'autres pays, la protection des sources et du matériel journalistique.

Ils envisageront également la possibilité de s'entendre avec les policiers au sujet des saisies de matériel dans les salles de nouvelles.

« Ces six groupes de presse ont décidé de travailler avec nous, de réfléchir avec nous, pour essayer de trouver une solution permanente à ce problème de la protection des sources et du matériel journalistique. Parce que le cas de Daniel Leblanc n'est pas unique », explique le président de la FPJQ, François Bourque.

« Actuellement, à Ottawa, il y a un contexte où le gouvernement n'est pas particulièrement porté sur la transparence, ce qu'a dénoncé encore récemment le Commissaire d'accès à l'information. Au moment où on cherche à entretenir le plus de secrets possibles sur l'administration publique, il devient d'autant plus important que des sources se manifestent, se sentent à l'aise de dire ce qu'elles savent et ce qu'elles voient d'incorrect ou de contraire à l'intérêt public », a-t-il ajouté.

Avec les informations de La Presse canadienne