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Un nouveau nom pour la grippe porcine?

Porcs

Photo : AFP / PETER PARKS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des voix s'élèvent pour donner une autre appellation à l'influenza apparue au Mexique et dans d'autres pays. Et l'industrie du porc craint que cette appellation lui porte préjudice.

Grippe porcine ou « nouvelle grippe »? Un débat agite actuellement les instances internationales sur l'appellation du virus apparu récemment au Mexique. Mais derrière la question sémantique se cache un risque de problème économique pour l'industrie porcine.

Lundi, l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a jugé inapproprié le terme « grippe porcine » (le virus n'ayant pas été isolé sur des animaux). Elle préconise l'appellation de « grippe nord-américaine ».

Les élevages de porcs ne sont pas, jusqu'à preuve du contraire, responsables de l'épidémie de grippe originaire du Mexique, a déclaré le directeur général de l'OIE, Bernard Vallat.

« Nous sommes en discussion avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour voir quelle serait la dénomination la plus appropriée », a ajouté M. Vallat.

De son côté, la Commission européenne préconise de changer la dénomination « grippe porcine » en « nouvelle grippe » pour éviter des conséquences économiques négatives pour l'industrie du porc.

« On a donné une mauvaise connotation concernant la consommation de porc » en parlant de grippe porcine, a souligné la commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou. Or, « la consommation du porc est tout à fait sûre, à condition que cette viande soit cuite », a-t-elle indiqué.

Les éleveurs de porcs de l'Union européenne, déjà fragilisés depuis plusieurs semaines par une chute des prix du porc, demandent à la Commission européenne une intervention pour les aider à traverser cette mauvaise passe. Pour l'instant, la Commission refuse tout soutien.

Plusieurs pays, notamment asiatiques, ont décidé d'arrêter les importations de porc en provenance du Mexique et de certains États américains, touchés par des cas avérés de grippe porcine.

Mais l'OIE estime que les décisions d'interdire l'importation du porc sont injustifiées, étant donné que la maladie n'a pas été trouvée chez les porcs. L'organisation précise également que la transmission du virus ne se transmet pas par la consommation de la viande de cet animal.

Selon cette organisation, seules les preuves de propagation du virus chez les porcs dans les pays où le virus a contaminé les humains justifient l'arrêt du commerce international du porc.

Au Québec, la Fédération des producteurs de porc (FFPQ) tient à rassurer les consommateurs. Dans un communiqué publié lundi, la FPPQ indique que la grippe découverte au Mexique « ne touche pas les cheptels porcins québécois. Elle n'a aucun impact sur la salubrité de la viande de porc du Québec, [...] les fermes porcines du Québec sont bien protégées contre ce type d'infection. » assure le communiqué.

La FPPQ précise toutefois que les producteurs restent vigilants.

Avec les informations de Agence France-Presse

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