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Des excuses réclamées

Incendie de l'Hôtel du Parlement, à Montréal en 1849

Incendie de l'Hôtel du Parlement, à Montréal en 1849

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Société Saint-Jean-Baptiste demande des excuses au journal The Gazette pour avoir incité des citoyens à détruire l'Hôtel du Parlement de Montréal, en 1849.

La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) exige des excuses du quotidien The Gazette relativement à l'incendie de l'Hôtel du Parlement à Montréal, survenu il y a exactement 160 ans, samedi.

Pour l'occasion, une cérémonie commémorative s'est d'ailleurs déroulée samedi après-midi sur les lieux du drame, en face du Centre d'histoire de Montréal.

Selon la SSJBM, le journal anglophone a joué un rôle d'agitateur dans l'événement. Le 25 avril 1849, près de 1500 citoyens se sont réunis, à l'appel du journal, pour aller détruire et incendier l'Hôtel du Parlement de Montréal, alors capitale du Canada-Uni.

La manifestation visait à dénoncer une loi adoptée par le premier ministre Louis-Hippolyte Lafontaine. Tout juste avant l'incendie de l'Hôtel du Parlement, le gouverneur de l'époque, Lord Elgin, sanctionnait une loi que M. Lafontaine avait fait adopter pour indemniser les gens du Bas-Canada dont les propriétés avaient été détruites durant la rébellion de 1837-1838.

Dans la journée, le quotidien, dans un feuillet spécial, avait signifié son opposition à la sanction de la loi et avait demandé aux « Anglo-Saxons » de se rassembler sur la Place d'Armes le soir même, et les avait appelés « au combat ».

« Il y avait la Gazette et quatre autres journaux anglophones de Montréal qui n'acceptaient pas qu'il y ait un gouvernement réformiste et le premier ministre était un francophone. Or, eux ne voulaient pas de cette french domination. Ils disaient même qu'il valait mieux subir une guerre civile au Québec plutôt que de subir une french domination » dit Robert Comeau, professeur associé au département d'histoire de l'UQAM.

Lors de l'incendie, près de 25 000 livres et documents, certains datant des débuts de la colonie française, ont été détruits. Après les événements, le Parlement ne siégea plus jamais à Montréal, qui perdit aussi son titre de capitale.

Avec les informations de La Presse canadienne

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