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Une histoire d'amour qui fait du bruit

La ministre libérale Nathalie Normandeau.

La ministre libérale Nathalie Normandeau

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre libérale Nathalie Normandeau et le député adéquiste François Bonnardel ont décidé d'afficher leur amour au grand jour. Libéraux et adéquistes ne craignent pas que leur relation devienne source de conflits d'intérêts.

L'idylle entre la ministre libérale des Affaires municipales Nathalie Normandeau et le député adéquiste François Bonnardel suscite bien des réactions dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

La vice-première ministre a confirmé jeudi le bien-fondé des rumeurs qui circulaient depuis plusieurs semaines sur la colline Parlementaire.

Le député adéquiste François Bonnardel
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Le député adéquiste François Bonnardel.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Lors d'un point de presse en début d'après-midi, François Bonnardel a dit de son côté avoir parlé à ses collègues plus tôt en journée et estime les avoir rassurés.

Il a laissé entendre à plusieurs reprises, aux questions répétées des journalistes, ne pas voir de problème éthique dans cette relation amoureuse avec une adversaire libérale. Il ne voit pas non plus en quoi cela pourrait affecter son travail de député adéquiste et n'envisage pas de siéger comme indépendant.

François Bonnardel avait un temps été candidat à la direction de l'ADQ avant de se retirer de la course pour se rallier à Gilles Taillon.

Les partis ne s'en offusquent pas

Chaque parti soutient ne pas craindre que des informations à usage restreint se trouvent à circuler indûment, au premier chef sur les délibérations du conseil des ministres et les documents qui y circulent.

Mme Normandeau s'est à ce sujet faite rassurante, se disant consciente de ses responsabilités. Elle ajoute ne pas avoir cherché non plus à inciter François Bonnardel à passer dans le camp libéral.

Le président du caucus de l'ADQ, Janvier Grondin, a affirmé ne pas voir en quoi cette relation pourrait poser problème sur le plan éthique.

« Pour moi, ça n'a pas d'importance, c'est la vie privée. On a le droit de faire un peu ce qu'on veut, on est des humains. Moi, je suis un peu embêté, car je me dis: ''quand on s'en va dans la politique aujourd'hui, faudrais-tu passer chez le médecin pour se faire castrer?'' »

— Une citation de  Janvier Grondin

M. Grondin ne s'offusque pas davantage que son collègue ne l'ait pas averti de cette relation, Mme Normandeau en ayant pour sa part confié la teneur au premier ministre bien avant. « M. Charest est parfaitement à l'aise avec la situation », a d'ailleurs confié Hugo D'Amours, porte-parole du premier ministre.

Chroniqueur au Soleil de Québec, Gilbert Lavoie souligne que les risques de conflits d'intérêts potentiels sont nombreux.

« Imaginez un peu que le caucus de l'ADQ décide, la semaine prochaine, d'une stratégie pour mettre la ministre Normandeau dans l'embarras sur un dossier scabreux concernant son ministère. Les adéquistes pourraient-ils préparer leur plan d'attaque en toute confiance, en présence de leur collègue Bonnardel? J'en doute », soutient cet observateur au long cours de la scène politique québécoise dans sa chronique.

« Personnellement, je pense que M. Bonnardel devrait aller siéger comme indépendant », a-t-il conclu sur les ondes de RDI.

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