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Les inexactitudes de la GRC

Pierre Lemaître

Pierre Lemaître (archives)

Radio-Canada

L'ex-porte-parole du corps de police en Colombie-Britannique, Pierre Lemaître, reconnaît avoir fourni de faux renseignements aux médias après la mort de l'immigrant polonais à l'aéroport de Vancouver.

L'ex-porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) auprès des médias en Colombie-Britannique a reconnu avoir fourni de faux renseignements après la mort du Polonais Robert Dziekanski à l'aéroport de Vancouver en octobre 2007. Le sergent Pierre Lemaître a fait cette révélation, mardi, lors de son témoignage à la Commission Braidwood, chargée de faire la lumière sur la façon dont le pistolet électrique Taser a été utilisé pour maîtriser l'homme.

Le policier était chef des communications pour la GRC dans la province. Il s'est adressé aux médias deux jours après l'altercation mortelle entre Robert Dziekanski et quatre de ses collègues. Les déclarations de M. Lemaître comportaient des erreurs. Par exemple, il a dit aux journalistes que les policiers avaient utilisé le pistolet à décharge électrique en réaction à une escalade de la violence. Or, Robert Dziekanski ne paraissait pas violent dans un enregistrement vidéo des événements.

Le sergent Lemaître avait vu l'enregistrement lorsqu'il a accordé ses premières entrevues, mais il a témoigné avoir tout simplement relayé les renseignements qu'il avait été autorisé à fournir par le porte-parole de l'escouade intégrée des homicides, le caporal Dale Carr.

Les médias ont rapidement soulevé les contradictions entre la déclaration de la GRC et la vidéo. La réputation du sergent Lemaître a été entachée et il aurait voulu rectifier la situation. Il a rapporté avoir eu des discussions animées avec son supérieur. M. Lemaître a toutefois expliqué qu'il ne sentait pas qu'il pouvait publiquement corriger les inexactitudes. Devant la Commission Braidwood, il a ajouté qu'il avait la conviction que la vérité serait connue en temps et lieu.

En après-midi, le chef actuel des communications de la GRC en Colombie-Britannique, Tim Shields, a présenté ses excuses pour les faux renseignements révélés par les forces de l'ordre il y a un an et demi. Il a expliqué que le corps de police attendait le moment opportun pour reconnaître sa faute et que ce moment était venu.