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Dommages collatéraux

Des soldats de retour d'Afghanistan

Des soldats de retour d'Afghanistan (archives).

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La mission en Afghanistan a un impact non seulement sur les militaires, mais aussi sur leur entourage. Les familles de soldats sont de plus en plus nombreuses à faire appel à de l'aide psychologique.

Les soldats ne sont pas les seuls à être éprouvés par le stress de la mission en Afghanistan. L'entourage des militaires en souffre également. La demande pour obtenir du soutien psychologique a été multipliée par cinq au centre d'aide aux enfants et aux familles de Pembroke, près de la base de Petawawa, en Ontario.

De 12 familles avant le début de la mission à Kandahar, le nombre de demandes est passé à 71 familles, en plus de 26 autres qui sont sur une liste d'attente.

Un phénomène inquiétant

Des cas de comportements inhabituels chez les enfants, comme l'incontinence nocturne ou la violence, sont répertoriés. Les agressions sexuelles, dépressions et ruptures de mariage sont également en hausse.

Selon un thérapeute de Pembroke, la majeure partie des soldats de retour au pays parvient à se réadapter à la vie normale. Cependant, une minorité croissante d'entre eux n'y réussit pas.

Certains problèmes surviennent alors, comme l'insomnie ou l'irritabilité. Des pathologies plus graves se développent parfois, telles que l'alcoolisme, la toxicomanie ou la dépression, tout comme des comportements erratiques, la panique, la colère.

Les cas de violence conjugale connaissent aussi une augmentation marquée dans les familles de militaires, indique le thérapeute de Pembroke.

Ressources insuffisantes

Face à ce problème grandissant, l'offre ne suffit malheureusement pas à combler tous les besoins. Le ministre de la Défense, Peter McKay, a souligné la volonté du gouvernement fédéral de répondre à la demande, grâce au recrutement de 218 nouveaux conseillers.

Ottawa a débloqué 98 millions de dollars pour ce faire, mais l'argent ne règle pas tout. Les centres d'aide ont de la difficulté à trouver des travailleurs sociaux, psychologues et autres psychiatres. Le délai que s'était fixé le gouvernement pour s'attaquer à cette situation est repoussé à 2010.

Avec les informations de La Presse canadienne

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