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Procès d'une journaliste irano-américaine

La journaliste Roxana Saberi lors d'un tournage à Téhéran en 2003

La journaliste Roxana Saberi lors d'un tournage à Téhéran, en 2003

Photo : AFP / BEHROUZ MEHRI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un tribunal iranien juge la journaliste irano-américaine, Roxana Saberi, pour espionnage. Elle risque la peine de mort.

Accusée d'espionnage au profit des États-Unis, la journaliste irano-américaine, Roxana Saberi, subit son procès depuis lundi. Mme Saberi est détenue depuis janvier dernier.

Selon le porte-parole de la justice, Ali Reza Jamshidi, le jugement sera rendu « dans une ou deux semaines ».

Mercredi dernier, le vice-procureur de Téhéran, Hassan Haddad, avait annoncé que Roxana Saberi avait été inculpée pour espionnage.

« L'affaire a été transmise au tribunal révolutionnaire. Elle n'avait pas d'accréditation de presse et menait des activités d'espionnage sous le couvert de journalisme », avait-il précisé.

Auparavant, le procureur adjoint chargé des questions de sûreté nationale, Hassan Haddad, avait affirmé que la journaliste était passée aux aveux et avait reconnu être une espionne.

Passible de la peine de mort

Selon le Code pénal iranien, l'espionnage est passible de la peine de mort. L'an dernier, un homme d'affaires iranien reconnu coupable d'espionnage de l'armée au profit d'Israël avait été exécuté en Iran.

Les autorités américaines estiment que les charges retenues contre elle sont « sans fondement ».

En réponse, les autorités iraniennes s'étonnent que les Américains se prononcent sur cette affaire sans connaître les détails du dossier.

Roxana Saberi, 31 ans, détient la double nationalité américaine et iranienne, mais l'Iran ne reconnaît pas le principe de la double nationalité.

La jeune journaliste, qui travaille comme pigiste pour la BBC, la radio publique américaine (NPR) et la chaîne de télévision américaine Fox News, avait initialement été détenue pour achat d'alcool, interdit dans la République islamique.

Le 6 avril, les parents de la jeune femme lui avaient rendu visite à la prison d'Evin à Téhéran, où sont généralement incarcérés les détenus politiques. Ils ont indiqué qu'elle était en bonne santé.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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