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La Ville ferme deux puits à Val-Bélair

Puit d'eau
L'un des puits fermés à Val-Bélair
Radio-Canada

Afin de rassurer la population, le maire Régis Labeaume ordonne la fermeture des puits dans lesquels des traces de TCE ont été retrouvées.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, ne veut prendre aucun risque avec la présence de quantités négligeables de trichloréthylène (TCE) dans l'eau de Val-Bélair. Il ordonne la fermeture des deux puits de Val-Bélair où des traces de ce produit toxique ont été retrouvées. Un premier puits, celui de Modène, a été fermé vendredi et l'autre, Montolieu, a été fermé lundi.

En attendant que le problème de contamination soit réglé, les résidences touchées seront raccordées au réseau d'aqueduc de la Ville de Québec d'ici vendredi.

Le maire ajoute que pour améliorer le contrôle de la qualité, la Ville doublera les échantillonnages aux trois autres puits de Val-Bélair. Ainsi, si on y trouve des traces de TCE, ils seront également fermés.

Le coût de l'opération sera de 3 à 5 millions de dollars, mais il pourrait grimper à 10 millions de dollars si les trois autres puits sont fermés. Le maire compte remettre la facture à Ottawa: « Si j'étais un père de famille qui habitait Val-Bélair, je serais angoissé. Ceci dit, parce qu'on va vite, c'est pas vrai qu'on doit tout payer ça. Nous autres, on va tout payer ce qu'il faut, ça coûte 3 à 5 millions les mesures qu'on prend, et à échéance, s'il fallait qu'on ferme les cinq puits, c'est 10 millions de dollars. On va demander au gouvernement fédéral de nous rembourser. »

Régis Labeaume précise qu'il n'y a pas de justification scientifique pour prendre ces mesures, mais qu'il est nécessaire de rassurer la population. En effet, la semaine dernière, environ 400 citoyens inquiets se sont présentés à une rencontre publique où ils ont appris que des traces de TCE se trouvaient dans l'eau potable. L'étude de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) qui leur a été présentée conclut cependant qu'il n'y a aucun danger pour la santé publique.