•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

15 ans après le génocide

Crânes de victimes du génocide rwandais en 1994
Photo: AFP / GIANLUIGI GUERCIA
Radio-Canada

Le 6 avril 1994, l'avion qui transportait les présidents du Rwanda et du Burundi est abattu par deux roquettes près de l'aéroport de Kigali, marquant le début d'un massacre qui durera 100 jours.

Le 6 avril 1994, l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est abattu par des extrémistes hutus près de l'aéroport de Kigali.

Sur fond de tensions ethniques, plusieurs politiciens tutsis et hutus modérés devant former le prochain gouvernement de coalition sont également éliminés dans les heures qui suivent, dont la première ministre hutue, Agathe Uwilingiyimana.

C'était le début du génocide rwandais. En 100 jours, 800 000 Tutsis et Hutus modérés sont massacrés, et 4 millions de Rwandais fuient vers les pays voisins.

Pour souligner le quinzième anniversaire du massacre, une cérémonie nationale est prévue mardi à Nyanza, une colline au sud de Kigali où des milliers de personnes ont été massacrées après le retrait des forces belges.

Le président Paul Kagame, chef de l'ex-rébellion du Front patriotique rwandais (FPR) qui a arrêté le génocide, devrait y prononcer un discours.

Fin du génocide

En juillet 1994, le gouvernement hutu a été chassé du pouvoir par le FPR. Paul Kagame, qui sera plus tard élu chef de l'État, installa un gouvernement d'unité nationale qui allait mettre fin au génocide.

Une tension ethnique toujours présente

Encore aujourd'hui, le génocide demeure une source de tension ethnique au Rwanda, alors que les survivants souffrent toujours d'intimidation et que les Hutus se disent marginalisés par le président Paul Kagame.

Dans le cadre des cérémonies commémoratives, la police rwandaise a indiqué avoir renforcé les mesures de sécurité pour les survivants.

Mais selon Ibuka, à la tête de la principale association des survivants au génocide, la sécurité « n'est pas totalement garantie » malgré ce qu'affirme le gouvernement.

« Des survivants au génocide continuent d'être massacrés dans les régions intérieures du Rwanda », a-t-il dit, ajoutant qu'au moins trois survivants ont récemment été tués et que les corps ont été jetés dans la rivière Nyabarongo.

Transfert de dépouilles en Ouganda

Par ailleurs, l'ambassadeur rwandais en Ouganda a annoncé dimanche que les cadavres de près de 11 000 Rwandais, charriés par les eaux jusqu'au lac Victoria en Ouganda, vont être transférés dans de vraies tombes. Jusqu'à maintenant, les corps avaient simplement été enterrés sur les rives du lac par les villageois.

Les cadavres seront exhumés et déposés dans trois tombes communes dans le district de Rakai, à 200 km à l'ouest de Kampala.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press