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Vives réactions

Camions dans une mine

(Archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Conseil régional de l'environnement applaudit les résultats du rapport déposé mercredi par le vérificateur général du Québec. De son côté, l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue réclame une enquête publique indépendante sur la gestion du ministère des Ressources naturelles.

Dans son rapport déposé mercredi, le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, constate qu'il y a du laxisme dans le contrôle de l'exploitation des mines. Il mentionne également que les mécanismes de contrôle de l'exploitation minière au Québec sont inexistants.

Les résultats ont suscité plusieurs réactions en Abitibi-Témiscamingue.

Le Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue (CREAT) applaudit les résultats du rapport concernant le secteur minier. Selon le directeur général du CREAT, Simon Laquerre, le ministère des Ressources naturelles doit faire un examen de conscience.

Pour sa part, le porte-parole du Comité de vigilance de Malartic, Jacques Saucier, souhaite que la sortie du rapport donne lieu à un débat à l'échelle de la province. Rappelons que l'entreprise Osisko aimerait exploiter la plus grande mine à ciel ouvert en milieu urbain au pays.

« Il y a peut-être des ajustements qui vont devoir se faire avant que la minière fasse sauter son premier bâton de dynamite, des ajustements autant au niveau légal qu'au niveau des autorisations. Il n'est pas trop tard pour que les gens fassent ça selon les règles de l'art en respectant les normes écrites, qu'il y ait plus d'harmonisation entre le ministère des Ressources naturelles et le ministère du Développement durable », explique M. Saucier.

Renaud LachanceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Renaud Lachance

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

De son côté, l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue réclame une enquête publique indépendante sur la gestion du ministère des Ressources naturelles.

Le président de l'organisme, Henri Jacob, partage les préoccupations du vérificateur général du Québec. « Si le gouvernement veut être honnête avec tout ce qui est écrit dans ce rapport-là, il faut qu'il fasse une enquête publique indépendante et rapidement. Il n'y a plus de crédibilité dans ce ministère-là, c'est exactement la même chose que dans la forêt », indique M. Jacob.

« Ça nous a confirmé nos pires craintes et même nos exagérations [...] On savait que la gestion des ressources était souvent un désastre environnemental, social et là on nous apprend que c'est un désastre économique encore plus grand. On ne retire rien. On a appris aussi que le ministère des Ressources naturelles ne tient pas compte des énoncés du ministère de l'Environnement sur la gestion des ressources, autrement dit des craintes du ministère de l'Environnement, il n'en tient pas compte pour accorder des permis soit d'exploitation ou de restauration », précise le président de l'Action boréale.

Quant au député libéral de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, il croit que certains aspects doivent être corrigés.

« Je suis favorable à ce que les règles soient un peu plus sévères, parce qu'il ne faut pas que ça revienne à la population à absorber les coûts de restauration de sites miniers », souligne Daniel Bernard.

Il ajoute qu'il faut maintenant attendre le dépôt de la stratégie minérale. Cette stratégie élaborée par le ministère des Ressources naturelles devait être déposée avant la fin de 2007.

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