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Des quantités négligeables de TCE

René Lefebvre, auteur de l'étude et chercheur à l'INRS

René Lefebvre, auteur de l'étude et chercheur à l'INRS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le rapport de l'INRS confirme que les quantités de TCE, un contaminant cancérigène, décelées dans l'eau de Val-Bélair sont cinq fois inférieures à la norme fixée par Santé Canada.

Le rapport sur la présence du trichloréthylène (TCE), un contaminant cancérigène, dans l'eau de Val-Bélair a finalement été rendu public jeudi. La publication du rapport de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) était demandée depuis plusieurs mois par la Ville de Québec.

Selon l'étude dévoilée à l'hôtel de ville, l'eau de Val-Bélair contient des traces de TCE en quantité négligeable. À l'instar de ce qui avait été indiqué précédemment, l'étude de l'INRS conclut que les traces de TCE décelées dans l'eau de la rivière Nelson et celle de certains puits municipaux sont cinq fois sous la norme fixée par Santé Canada de 5 microgrammes par litre d'eau.

Selon les experts, les quantités décelées ne seraient pas dangereuses pour les résidents et rien ne laisserait par ailleurs présager que ces quantités pourraient augmenter. L'auteur de l'étude, René Lefebvre, souligne qu'il faudra toutefois assurer un suivi en tenant compte des connaissances nouvellement acquises quant à la progression de l'écoulement du TCE.

Le responsable de l'Environnement au comité exécutif de la Ville de Québec, Raymond Dion, soutient que la Ville assurera le suivi. « Nous allons toujours agir avec transparence et faire en sorte que l'eau potable ne soit jamais une menace pour les citoyens et citoyennes », a affirmé M. Dion.

Les résidents de Val-Bélair, qui vivent dans un secteur situé à la limite de la base militaire de Valcartier, ont exprimé leurs craintes que le contaminant ne se soit infiltré dans la nappe phréatique, comme ce fut le cas pour la municipalité de Shannon.

Le ministère de la Défense répond aux citoyens

Une séance d'information a eu lieu jeudi soir pour les citoyens de Val-Bélair. Près de 400 personnes y ont pris part. Des experts de la Direction de la santé publique et du Service de l'environnement de la Ville de Québec étaient présents pour dévoiler les détails de l'étude.

Quant à la Défense nationale, qui est propriétaire des terrains contaminés au TCE, elle a essuyé plusieurs critiques de la part des citoyens de Val-Bélair pendant la réunion.

Les résidents exigent que celle-ci nettoie les sols pour éliminer tous les risques de propagation du TCE dans les eaux souterraines de Val-Bélair.

La Défense a expliqué qu'avant de décontaminer le sol, il lui fallait connaître la nature du problème, ce qui est maintenant possible grâce à l'étude que l'INRS a rendue publique. « On va étudier les différentes options qui s'offrent à nous pour voir comment on peut enrayer le problème, comment on peut trouver une solution », affirme Bernard Michaud, du ministère de la Défense.

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