Des cartes Opus au marché noir

La carte à puce Opus de la STM
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Des revendeurs de cartes à puce électronique de la Société de transport de Montréal se retrouvent en vente, pour une fraction du prix, sur des sites Internet de petites annonces.
Dix mois seulement après leur entrée en vigueur, les cartes à puce électroniques de la Société de transport de Montréal (STM) se retrouvent au marché noir. La radio de Radio-Canada a découvert que des fraudeurs ont trouvé le moyen de vendre des titres de transport au rabais.
Des revendeurs de carte Opus offrent des titres pour une fraction du prix sur des sites Internet de petites annonces. Il est possible de se procurer plusieurs titres à la fois. Bien que les titres achetés par le journaliste Éric Plouffe soient valides et fonctionnent sans problème dans le réseau, la STM avertit les usagers que ces titres peuvent être invalidés.
La STM déclare qu'il lui est possible de repérer les titres frauduleux, une fois le délit signalé, et de les neutraliser dans son réseau informatique. Les usagers qui utilisent ces cartes peuvent ainsi se retrouver avec un titre de transport inutilisable.
Bien que l'origine de ces cartes Opus au rabais demeure nébuleuse, l'expert en sécurité de l'information de la firme Okiok, François Daigle, croit savoir comment procèdent les fraudeurs. Le directeur des services professionnels de la firme Okiok estime que des fraudeurs peuvent acheter des cartes Opus et les recharger en utilisant des cartes de crédit volées ou clonées.
Il [le fraudeur] peut ainsi faire un profit: une carte qu'il paie à l'unité 15 $, il la recharge à 82 $ et la revend à 45 $. C'est un beau profit vite fait.
La STM est au fait de la situation et a déposé une plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui a ouvert une enquête à ce sujet. Plusieurs arrestations auraient d'ailleurs été effectuées en rapport avec cette affaire.
