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Des patrons séquestrés par des employés en colère

Des employés en colère d'une usine française de Caterpillar ont séquestré leurs patrons.

Photo : AFP / JEAN-PIERRE CLATOT

Radio-Canada

La grogne des travailleurs français victimes de la crise a poussé des centaines d'entre eux à séquestrer plusieurs patrons d'usines au cours des dernières semaines, dont l'un des hommes les plus riches du pays, François Pinault.

Devant l'augmentation continuelle du nombre de mises à pied un peu partout au pays, le mouvement ouvrier français se radicalise de plus en plus et n'hésite plus à user de la violence pour exprimer sa colère.

Ainsi, mardi, deux groupes de salariés ont séquestré leurs patrons respectifs à Paris et Grenoble.

Il a d'ailleurs fallu l'intervention de la police pour libérer, toujours mardi, l'un des hommes les plus riches de France, François Pinault, président du groupe de distribution de produits de luxe PPR.

La voiture dans laquelle se trouvait M. Pinault avait été encerclée une heure plus tôt par une cinquantaine d'employés en colère qui manifestaient contre un « plan d'économie » de PPR devant se traduire par 1200 mises à pied.

À Grenoble, ce sont quelque 500 employés d'une usine locale de la multinationale américaine Caterpillar qui ont séquestré dans son bureau le directeur et quatre autres cadres pendant 24 heures.

Après une nuit de négociations, les manifestants ont accepté, mercredi matin, de libérer leurs victimes. « Les négociations vont se poursuivre à la Direction départementale du Travail (DDT) avec l'intervention du siège européen du groupe à Genève, de l'État français et du siège américain du groupe », a déclaré aux salariés Pierre Piccarreta, délégué CGT.

Le président français Nicolas Sarkozy a par ailleurs accepté de rencontrer ces salariés.

Les salariés, excédés par l'annonce de 733 licenciements dans cette entreprise qui compte 2800 personnes à Grenoble, exigent de meilleures conditions de licenciement.

Et plus tôt ce mois-ci, les patrons d'une usine de la multinationale américaine 3M et de la filiale française du groupe japonais Sony ont, eux aussi, été séquestrés pendant plusieurs heures par leurs employés.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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