•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lahore encore attaquée

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après un siège d'environ huit heures, l'armée pakistanaise a repris le contrôle d'une académie de police prise d'assaut par des hommes armés. Au moins huit recrues et quatre assaillants ont été tués.

Au Pakistan, des commandos pakistanais ont repris le contrôle d'une académie de police située à l'est de Lahore, lundi, environ huit heures après que des assaillants armés jusqu'aux dents l'eurent prise d'assaut pour y commettre une tuerie. L'attaque aurait fait au moins 12 morts, soit 8 recrues et 4 assaillants.

Un suspect est emmené par les forces de l'ordre pakistanaises.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un suspect est emmené par les forces de l'ordre pakistanaises.

Photo : AFP / Sameed Qureshi

Selon le ministère pakistanais de l'Intérieur, quatre assaillants ont été tués et d'autres ont été arrêtés. Le ministre de l'Intérieur de l'État du Pundjab, dont Lahore est la capitale, a pour sa part déclaré à Associated Press que six assaillants ont été arrêtés et que huit autres ont été tués, dont deux se sont fait exploser.

L'annonce de la fin du siège survient après que la télévision pakistanaise eut montré des images de membres des forces de sécurité du pays sur le toit de l'édifice, tirant en l'air et criant victoire. Selon le quotidien pakistanais en langue anglaise Dawn, l'académie est normalement fréquentée par quelque 850 cadets.

Un haut responsable du ministère pakistanais de l'Intérieur a déclaré à l'agence Reuters que l'attaque a blessé 89 policiers, mais il n'a donné aucun chiffre de victimes. Des agences de presse rapportaient plutôt une vingtaine de morts, et un responsable pakistanais a évoqué 40 victimes lors d'une entrevue à la BBC.

Selon les premières indications, l'attaque a été perpétrée par des hommes munis d'armes automatiques et de grenades au moment où des cadets faisaient leurs exercices matinaux sur un terrain de rassemblement. Selon un témoin cité par l'agence Reuters, les hommes armés ont attaqué en groupes de trois ou quatre, de plusieurs côtés à la fois.

Depuis son lit d'hôpital, un blessé a raconté que le peloton qui se trouvait à côté du sien a reçu une grenade, qui a donné le coup d'envoi à un mitraillage d'une vingtaine de minutes. Un autre a raconté s'être enfui en sautant du deuxième étage. « Il y avait des morts partout », a déclaré le policier, qui a raconté que les assaillants tiraient de façon indiscriminée.

Des policiers pakistanais aident un collègue blessé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des policiers pakistanais aident un collègue blessé.

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/K.M. Chaudary

Certains des assaillants auraient revêtu des uniformes de police. Le modus operandi et le niveau d'organisation des assaillants semblent similaires à ceux utilisés lors des attentats de Mumbai, fin novembre, et de l'attentat perpétré contre l'équipe de cricket du Sri Lanka, au début du mois, à Lahore. De précédentes estimations faisaient état de 10 à 20 assaillants.

Pendant de longues heures, des coups de feu ont retenti de l'académie, qui était encerclée par les forces de sécurité. Les militaires et paramilitaires pakistanais avaient pris position sur des immeubles situés à proximité et échangeaient des coups de feu avec les assaillants.

Plus tôt dans la journée, les télévisions locales ont montré un suspect roué de coups de pied par les forces de sécurité. Un policier cité par l'AFP affirme que l'homme, qui portait la barbe et une tunique traditionnelle, a été capturé près d'un héliport une grenade à la main.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Reuters, et Dawn

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !