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Un triste anniversaire

L'Exxon Valdez, à droite, tente de transférer le reste de sa cargaison de pétrole à l'Exxon Baton Rouge (à gauche), deux jours après l'accident.

L'Exxon Valdez, à droite, tente de transférer le reste de sa cargaison de pétrole à l'Exxon Baton Rouge (à gauche), deux jours après l'accident.

Photo : La Presse canadienne / AP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le 24 mars 1989, le pétrolier américain venait s'écraser contre un récif au large de l'Alaska. Vingt ans plus tard, des écologistes réclament l'adoption de mesures plus strictes pour éviter pareil désastre écologique.

C'était il y a 20 ans, le 24 mars 1989. Le tristement célèbre Exxon Valdez venait s'écraser contre un récif au large de l'Alaska et déverser plus de 41 millions de litres de pétrole dans les eaux arctiques.

L'accident allait engendrer l'une des pires catastrophes écologiques de l'Amérique du Nord: une marée noire de 7000 km2.

Le déversement avait alors souillé près de 2100 km de côte, entraîné la mort de milliers d'oiseaux de mer et d'une vingtaine de baleines, en plus de détruire des milliards d'oeufs de saumon et de hareng.

Revoyez les images de ce désastre environnemental

L'opération de nettoyage déclenchée par la compagnie américaine et les efforts déployés par les quelque 10 000 travailleurs sollicités pour la corvée n'avaient pas suffi à effacer les traces du tragique événement.

Aujourd'hui encore, explique le scientifique et spécialiste de la faune Daniel Esler, la faune et les paysages subissent les contrecoups du déversement.« Si vous creusez sur la côte, vous pouvez voir et sentir le pétrole et ce que vous trouvez n'est pas si différent de ce que c'était il y a 20 ans », déplore-t-il.

Failles juridiques

Bien qu'elle ait été épargnée par le déversement de l'Exxon Valdez, la population côtière de la Colombie-Britannique appréhende que pareil événement se reproduise.

Différents groupes de la province, qui luttent pour la sauvegarde de l'environnement, ont donc profité de cette journée commémorative pour réclamer l'adoption de mesures plus strictes par le gouvernement.

La porte-parole de Living oceans society, Oonagh O'Connor, estime que la province a été chanceuse d'échapper à un désastre de cette ampleur, mais qu'elle n'est pas pour autant à l'abri du danger.

Certes, la Colombie-Britannique impose un moratoire sur la circulation de cargos de pétrole au nord et au centre de la côte depuis 1972. Or, selon Oonagh O'Connor, cet embargo comporte des failles juridiques.

Depuis 2006, dit-elle, le gouvernement fédéral autorise la livraison de gaz à condensat dans le village côtier de Kitimat. Une activité que les autorités justifient par le fait qu'il s'agit d'hydrocarbures et non de pétrole brut. Ces lacunes dans la législation, dit-elle, ouvrent la porte à différentes interprétations.

Jour sans pétroliers

De son côté, l'organisme Dogwood Initiative, qui milite pour la même cause, ajoute son grain de sel en déclarant le 24 mars « Jour sans pétroliers ».

Son porte-parole, Kelsey Singbeil, soutient que, si un tel incident survenait, il risquerait également d'ébranler l'économie des populations côtières qui vivent essentiellement de la pêche et du tourisme. Les Premières Nations craignent, en effet, de voir leur mode de vie traditionnel bouleversé comme celui de leurs confrères d'Alaska, il y a deux décennies.

Avec les informations de La Presse canadienne

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