•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La vente du Canadien envisagée

Radio-Canada

Le président du Canadien de Montréal, Pierre Boivin, confirme que la famille Gillett, propriétaire de l'équipe et du Centre Bell, réévalue sa stratégie financière.

Le Canadien de Montréal, la plus ancienne et la plus titrée des équipes du hockey professionnel, pourrait être vendu. Le président du club de hockey, Pierre Boivin, a confirmé l'information lundi midi, avant de prononcer un discours devant le Cercle canadien.

M. Boivin n'a pas voulu renchérir, cette fois, sur ses propos tenus dans le quotidien La Presse lundi.

« J'ai été cité dans La Presse, donc je pense que les propos étaient assez clairs. Les gens peuvent lire ce qui est écrit dans les journaux, ils vont avoir tout ce qu'on va dire sur le sujet », a-t-il déclaré aux médias présents.

Canadiens de MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des joueurs du Canadien de Montréal

Photo : La Presse canadienne / Chris O'Meara/AP

M. Boivin avait expliqué plus tôt au quotidien montréalais que la famille Gillett a mandaté quatre groupes financiers pour établir des stratégies pour l'ensemble des entreprises qu'elle détient.

« On peut parler de capitalisation, de restructuration du financement, de nouveaux investisseurs ou carrément de vente des entreprises », soutient M. Boivin. « Ces conseillers vont s'assurer de maximiser les actifs des entreprises et réorienter au besoin les stratégies financières de la famille Gillett », a poursuivi le président du Canadien.

Pour ses actifs à Montréal, la famille Gillett a retenu les services de BMO Marchés des capitaux. Le président du conseil d'administration de la firme, Jacques Ménard, a confirmé la nouvelle. BMO Marchés des capitaux avait piloté la vente du Canadien par Molson en 2001.

À cette époque, M. Gillett avait mis la main sur 80,1 % de la Sainte-Flanelle et 100 % de ce qui est devenu le Centre Bell, l'amphithéâtre où joue l'équipe, pour la somme de 275 millions de dollars. Molson avait conservé 19,9 % de l'équipe.

Le fait que l'équipe ait été vendue à un Américain avait soulevé un tollé. Molson avait toutefois fait inclure une clause de protection dans le contrat pour s'assurer que la concession, qui célèbre son centième anniversaire cette année, ne soit pas déménagée.

Crise économique

Pierre Boivin admet que le processus, qui vient tout juste d'être enclenché, survient au beau milieu d'une « période économique très difficile ». Le président du Canadien assure toutefois que « quel que soit le résultat de cette démarche, la pérennité du Canadien est assurée ».

La famille Gillett possède un large éventail d'entreprises par l'entremise de la société de portefeuille Booth Creek Management Corp. Outre le Canadien, le Centre Bell, et le Groupe spectacles Gillett, elle gère la firme de gestion de centres de ski Booth Creek Ski Holdings, des producteurs et distributeurs de produits alimentaires, un réseau de concessionnaires automobiles, le club de soccer anglais Liverpool FC et l'équipe de Nascar Richard Petty Motorsports.

Au début du mois de janvier, le quotidien britannique The Guardian avait rapporté que Gillett et son partenaire Tom Hicks ont repoussé la date de remboursement d'un prêt de 630 millions de dollars contracté lors de l'achat du Liverpool FC, l'une des équipes de soccer les plus prestigieuses du monde. La somme doit maintenant être remboursée le 24 juillet.

L'automne dernier, le magazine américain Forbes avait évalué que le Canadien de Montréal vaudrait 334 millions de dollars américains, au troisième rang des équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH), derrière les Maple Leafs de Toronto et les Rangers de New York. L'étude avait toutefois été effectuée à partir des résultats de la saison 2007-2008, soit avant la crise financière et économique.

En novembre dernier, George Gillett avait nié que le Canadien soit à vendre, comme l'avait affirmé à La Presse l'homme d'affaires canadien Jim Balsillie, qui tente de mettre la main sur une concession de la LNH. Il admettait avoir été contacté « plusieurs fois par des gens intéressés », mais assimilait les dires du cochef de la direction de Research in Motion à une histoire inventée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !