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Les 100 ans de Gabrielle Roy

Gabrielle Roy

Gabrielle Roy.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le 22 mars 2009 marque le centenaire de la naissance de l'écrivaine. Des célébrations sont prévues pendant toute l'année afin de rendre hommage à son oeuvre, qui est une pierre angulaire de la culture franco-manitobaine.

Auteure, romancière, enseignante et comédienne, Gabrielle Roy est née il y a 100 ans, le 22 mars 1909, à Saint-Boniface au Manitoba. Le centenaire de sa naissance marque le début d'une année de célébrations.

L'héritage de Gabrielle Roy est intimement lié au développement de l'identité franco-manitobaine, une identité parfois difficile à affirmer en situation minoritaire. Le roman Bonheur d'occasion a été traduit en 14 langues et la renommée internationale de l'auteure n'est plus à faire.

Le centenaire prévoit plusieurs activités pour célébrer l'oeuvre de Gabrielle Roy. Déjà, deux stations du circuit littéraire des Amis de Gabrielle Roy ont été inaugurées en octobre dernier. Ce circuit amène les touristes aux lieux qui ont inspiré l'écrivaine et qui font partie de son oeuvre.

« L'idée, c'est vraiment de faire rayonner l'oeuvre de Gabrielle Roy. Elle est universelle, elle est intemporelle, ses textes sont toujours aussi beaux maintenant que lorsqu'elle les a écrits », explique Huguette Le Gall, présidente du circuit littéraire.

Une trentaine de lieux relient le parcours et la route vers Altamont, Cardinal et Somerset. Carol Harvey, professeure à la retraite de l'Université de Winnipeg, rappelle que l'oeuvre de Gabrielle Roy est l'une des pierres angulaires de la culture franco-manitobaine: « Je pense que c'est important pour les petits Manitobains de lire les oeuvres de Gabrielle Roy parce que c'est leur province, leur chez-soi, leur langue, c'est leur histoire. Ça leur offre la validation de l'écrit ».

Maison Gabrielle-Roy

« Le bonheur de ma vie me vient peut-être pour une bonne part d'être née rue Deschambault », écrivait Gabrielle Roy. La maison où elle a grandi, qui représente en quelque sorte la source de son inspiration ou les racines de son imaginaire, a été restaurée.

En 1998, les Franco-Manitobains ont mis la main sur les clés de la maison afin que celle-ci demeure à Saint-Boniface. « Les organismes sont venus à la table immédiatement pour prêter main-forte au groupe de bénévoles qui voulaient sauver la maison. [...] Je pense que c'était fondamentalement un peu ça, rapatrier Gabrielle Roy et dire non, elle est franco-manitobaine, elle est d'ici, de chez nous », se souvient David Dandeneau, ancien président de la Chambre de commerce de Saint-Boniface.

À cette époque, des Québécois avaient l'intention d'acheter la maison et de la déménager dans la Belle Province, où l'auteure a aussi vécu. La mobilisation qu'a suscitée la sauvegarde de la maison au Manitoba est finalement devenue un projet rassembleur pour une communauté francophone minoritaire qui tente continuellement de s'affirmer.

« L'auteure était d'ailleurs collée à sa communauté, souligne Carol Harvey. Je pense que ce que Gabrielle Roy a fait, c'est d'exposer tout d'abord, d'en parler, d'écrire ce que c'était que la condition des francophones au Manitoba. »

Au fil du temps, la maison Gabrielle-Roy est devenue le symbole de la volonté des Franco-Manitobains de se réapproprier Gabrielle Roy. Elle est aussi devenue le symbole de ce défi identitaire constamment renouvelé.

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