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L'OPEP met l'épaule à la roue

Bourse du pétrole au Koweït

Photo : AFP / YASSER AL-ZAYYAT

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'OPEP refuse de réduire à nouveau sa production, une décision qui va contribuer à maintenir les prix bas et qui est perçue comme un geste pour soutenir une prochaine reprise économique.

Les prix du pétrole ont encore une fois chuté considérablement, lundi, dans la foulée de la décision de l'OPEP de ne pas toucher à ses quotas de production.

Sur les marchés londoniens et new-yorkais, le baril de pétrole brut perdait ainsi plus de 4 % pour osciller entre 43 et 44 $US, à des années-lumière du sommet historique de 147 $US, atteint l'été dernier.

La plupart des analystes s'attendaient pourtant à ce que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, par qui transige plus de 40 % du pétrole mondial, abaisse de nouveau ses quotas de production pour ramener les prix vers le haut.

L'OPEP en a toutefois décidé autrement, préférant remettre à une réunion prévue en mai prochain toute nouvelle baisse des quotas.

De toute façon, il semblerait que les baisses records de 4,2 millions de barils par jour décrétées à la fin de l'an dernier par l'OPEP n'ont pas été respectées intégralement et que plusieurs membres du cartel doivent encore réduire leur production de brut pour y parvenir.

« La discipline a été inégale, avec l'Arabie saoudite qui est allée au-delà de son engagement, tandis que d'autres membres n'ont réduit leur production que de moitié de ce à quoi ils s'étaient engagés », expliquent à ce propos les analystes du cabinet britannique John Hall à l'AFP.

Il est en effet courant que l'OPEP ne parvient pas à faire respecter ses décisions en son sein, certains de ses membres, entièrement pétrodépendant, se refusant de sabrer la production de pétrole d'où ils tirent l'essentiel de leurs revenus.

De plus, la décision de l'OPEP de ne pas toucher à ses quotas a été perçue comme une façon pour le cartel de ne pas mordre la main qui le nourrit, puisqu'en manoeuvrant pour faire grimper le prix du pétrole, l'OPEP aurait de facto nui à la reprise économique de son principal client, l'Occident.

En laissant les cours du pétrole aux niveaux actuels, quitte à ce qu'ils chutent encore légèrement, l'OPEP va peut-être perdre de l'argent à court terme, mais devrait bénéficier à long terme d'une reprise économique en Occident qui se traduira par une reprise de la consommation de pétrole.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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