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Michael Sabia, nouveau PDG

Michael Sabia lors de sa nomination à la Caisse de dépôt et placement

Michael Sabia (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

L'ancien patron du géant des communications BCE est nommé président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Le nouveau président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec est Michael Sabia.

L'ex-président et chef de la direction de BCE entre en fonction immédiatement, a confirmé vendredi, en conférence de presse, le président du conseil d'administration de la Caisse, Robert Tessier. « Michael a toutes les qualités d'un leader fort qui a démontré sa capacité à gérer des institutions complexes, souvent dans des conditions difficiles. De plus, dans ses fonctions de direction au CN et à BCE, il a eu à s'occuper des fonds de placement parmi les plus importants au Canada. Il est très conscient des responsabilités qui lui incombent », a expliqué M. Tessier.

Michael Sabia, 55 ans, succède ainsi à Richard Guay, qui a remis sa démission en janvier pour des raisons de santé. Il est le quatrième PDG de la Caisse en un an. « C'est un honneur de prendre la direction de l'une des plus grandes institutions financières au Québec et au Canada. Une institution prestigieuse qui a joué un rôle unique dans l'histoire du Québec au cours des 40 dernières années et qui continuera de jouer un rôle capital dans l'avenir dans un Québec moderne et ouvert sur le monde », a déclaré M. Sabia.

Oui, les pertes ont été importantes en 2008. Oui, par conséquent, nous avons du travail à faire.

Michael Sabia

M. Sabia a passé la majeure partie de la conférence de presse à expliquer sa vision, surtout en ce qui a trait au mandat de la Caisse.

Le plan d'action de Michael Sabia

  • Renforcer les pratiques en matière de gestion du risque, par la simplification et la transparence de ces pratiques;
  • Revoir en profondeur la stratégie de placement sur la base d'un équilibre entre risque et rendement;
  • Développer une meilleure communication entre la Caisse, les déposants et le public;
  • Voir comment la Caisse pourrait bénéficier du dynamisme des entreprises du Québec, tout en améliorant le rendement.

Au sujet de la nécessité d'investir au Québec, M. Sabia a laissé entendre qu'il ne fallait pas fixer des cibles précises à atteindre. Il a déclaré que la présence de la Caisse à l'étranger était une autre voie de contribution à l'économie québécoise. Il a martelé qu'il fallait assurer le bon rendement de la Caisse.

Michael Sabia a répété plusieurs fois qu'il avait choisi le Québec alors qu'il aurait pu aller à l'étranger. Il a interrompu l'une de ses réponses en anglais pour préciser, en français, qu'il fallait parler dans la langue de travail des Québécois et que ce serait une façon de montrer son leadership.

Le Québec, c'est notre chez-nous.

Michael Sabia

Michael Sabia recevra un salaire annuel de 500 000 $ à titre de PDG de la Caisse, en plus des primes de rendement, soit la même rémunération qu'Henri-Paul Rousseau. Mais M. Sabia n'aura pas, contrairement à ce dernier, une prime de départ s'il quitte son poste de lui-même.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a déclaré que M. Sabia était un vrai Québécois, qu'il connaissait très bien le Québec et qu'il était prêt à relever le défi de la gestion de la Caisse de dépôt et placement. Il a ajouté que son expérience à la fois dans l'administration publique et à la haute direction d'une entreprise privée en faisait un excellent choix pour diriger la Caisse. Un avis que ne partagent pas tout le monde.

Michael Sabia en brefAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : La Presse canadienne / Ian Barrett

Avec les informations de La Presse canadienne