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Venus pour apprendre

Patrick Boileau

Patrick Boileau

Photo : AFP / Getty Images/Ralph Orlowski

Radio-Canada

Le monde entier se réunit au Harrington College d'Oka pour apprendre le hockey. Ils sont 70 jeunes prêts à tout mettre de côté pour atteindre les plus hauts sommets.

Ils viennent d'aussi loin que du Japon, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande ou de l'Autriche... Et ils ont tous un but commun: faire le saut chez les professionnels.

« C'est très exigeant, ce n'est vraiment pas facile, explique Patrick Boileau, ancien défenseur de la LNH aujourd'hui entraîneur au Harrington Hockey College d'Oka (HHC). Ça prend des gars qui veulent, qui veulent apprendre, qui sont prêts à prendre les bouchées doubles. »

Du lundi au vendredi, ils sont soumis à un entraînement rigoureux avant de se rendre en classe. Chaque équipe dispute aussi deux matchs par semaine.

Le HHC, mis sur pied en 2001, est affilié depuis quelques saisons à Hockey Québec.

« Il y a beaucoup de discipline, c'est dur, mais ça vaut la peine », explique Harison Rigsby, un joueur américain.

Le Harrington Hockey College d'OKA mise sur l'excellence, et un seul chemin y mène: le travail.

« Il faut les pousser beaucoup, ajoute Martin Daoust, directeur technique du HHC. Si tu veux arriver à des niveaux supérieurs, tu n'as pas le choix. Souvent, on leur dit: "Pousse (sic) to the limit, or your gonna stay there." »

Le choc des cultures

L'éloignement et le choc des cultures font aussi partie des défis. Shige Kakudate a quitté sa famille au Japon pour le HHC. Le programme coûte 32 000 $ par année...

« Je dois faire ce sacrifice de m'expatrier si je veux atteindre mon rêve de passer chez les pros », admet-il.

Pour les 70 jeunes du programme, les sacrifices passent aussi par l'ancienne abbaye d'Oka. Un endroit tranquille, et surtout, qui garde les pensionnaires loin de toutes distractions.

« On les a tous les jours, la fin de semaine ils sont avec nous, explique Boileau. C'est là-dessus qu'on est capable de les garder sérieux. S'ils ne sont pas sérieux en classe, les pénalités touchent le hockey. »

La réussite scolaire est obligatoire. Les cours se donnent en anglais, une autre difficulté pour les athlètes étrangers.

« On leur dit tout le temps que le plan B, c'est aussi important que le plan A, dit l'ancien défenseur des Red Wings et des Penguins. Pour nous au collège, le plan B, c'est l'éducation. »

C'est d'ailleurs ce plan B qui offre la meilleure garantie. Car, peu importe, l'argent ou les efforts investis, rares sont ceux qui atteindront les plus hauts sommets.

(D'après un reportage de Jacinthe Taillon)

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