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Vince Li plaide non coupable

Vince Weiguang Li, lors de son arrivée au tribunal, à Portega la Prairie.

Vince Weiguang Li, lors de son arrivée au palais de justice de Portage la Prairie.

Photo : La Presse canadienne / James Turner

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le procès de l'homme de 40 ans, accusé d'avoir décapité un jeune passager de 22 ans dans un autobus, l'été dernier, s'est ouvert à Winnipeg sous haute surveillance.

C'est sous haute surveillance que le procès de Vince Li s'est ouvert, mardi matin, à Winnipeg. L'homme de 40 ans est accusé d'avoir décapité le jeune Tim McLean dans un autocar, l'été dernier, près de Portage La Prairie.

Dans une salle d'audience de la Cour du Banc de la Reine bondée de journalistes et de membres de la famille de la victime, l'accusé a plaidé non coupable à l'accusation de meurtre au second degré qui pèse contre lui.

Les avocats de la Couronne et de la défense se sont entendus sur un exposé des faits qui sera présenté comme preuve durant le procès. Comme il a été impossible de trouver des jurés impartiaux, c'est un juge qui doit se prononcer dans cette affaire.

La défense tente de faire valoir que Vince Li n'est pas criminellement responsable du drame en raison d'une maladie mentale. Si le juge adhère à cet argument, l'accusé pourrait être soigné dans un établissement psychiatrique plutôt que d'être emprisonné.

Le procès, qui devrait durer trois jours, se déroule à Winnipeg plutôt qu'à Portage La Prairie pour des raisons de sécurité. L'accusé aurait reçu des menaces de mort.

Des faits troublants

Selon l'exposé des faits, l'accusé s'est excusé à la police à la suite de son arrestation et il a supplié les agents de mettre fin à ses jours. L'homme de 40 ans aurait agressé sauvagement Tim McLean « sans raison apparente » et il aurait ignoré les passagers horrifiés lorsqu'il poignardait sa victime.

Juste avant le drame, Vince Li avait écrit à son ex-femme: « Je suis parti. Ne me cherche pas. » (traduction libre)

L'avocate de la Couronne, Joyce Dalman, a indiqué que l'accusé a quitté Edmonton en autobus, puis qu'il a fait un arrêt dans une communauté rurale du Manitoba où il a vendu ou brûlé la plupart de ses possessions. Puis, il a pris un autre autobus, celui dans lequel le drame s'est produit.

Après un arrêt entre Brandon et Portage La Prairie, l'homme s'est assis à l'arrière du véhicule, à côté de Tim McLean. Ce dernier écoutait de la musique avec son baladeur numérique. Vers minuit, au moment où l'autobus approchait de Portage La Prairie, Vince Li a commencé à poignarder le jeune qui a tenté en vain de fuir.

Un cas de schizophrénie

Autocar
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Les enquêteurs de la GRC sur les lieux du drame.

Le psychiatre Stanley Yaren, qui a suivi l'accusé, a témoigné mardi. D'après lui, Vince Li a souffert d'un important épisode psychotique lié à la schizophrénie.

Selon le directeur de la psychiatrie médicolégale pour la province, l'accusé croyait agir selon les ordres de Dieu. Il pensait que sa victime était le diable et que le jeune homme allait « l'exécuter » s'il n'agissait pas rapidement.

Après avoir tué Tim McLean, Li pensait qu'il devait profaner le corps pour éviter que le jeune ne revienne à la vie et qu'il s'attaque à lui, a raconté M. Yaren.

Le psychiatre a révélé que le suspect avait déjà été arrêté par des policiers, en 2004, alors qu'il marchait sur une autoroute ontarienne en croyant suivre le soleil après s'être départi de ses avoirs.

Li a été brièvement hospitalisé, mais il n'a pas été suivi par la suite.

Comportements étranges

Vince Li n'a pas de dossier criminel. Il a immigré de la Chine en 2001. Devenu citoyen canadien en 2005, il a quitté Winnipeg, en 2006, pour s'installer à Edmonton. L'homme détient un baccalauréat en informatique.

L'accusé a travaillé comme gardien dans une église, comme superviseur pour une chaîne de restauration rapide et il a livré des journaux. Il avait l'habitude de s'absenter de son travail pendant plusieurs jours et d'effectuer de longs trajets d'autobus.

Ces proches ont indiqué qu'il refusait d'être suivi par des médecins.

Avec les informations de Winnipeg Free Press

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