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Important recul du PIB

Conteneurs

(archives)

Photo : Luc Lavigne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ralentissement de l'économie canadienne est plus important que prévu. Le produit intérieur brut recule de 3,4 % au 4e trimestre 2008, tandis qu'il progresse de 0,5 % sur l'ensemble de l'année.

Signe que le Canada est décidément dans les tumultes d'une crise qui bouleverse l'ensemble des grandes économies de la planète, le produit intérieur brut (PIB) du pays a lourdement chuté au quatrième trimestre 2008, reculant de 3,4 %.

Cette contraction, confirmée lundi par Statistique Canada, est supérieure à celle que prévoyaient les économistes canadiens voilà encore peu de temps. Ceux-ci s'attendaient, en moyenne, à un recul de 2,9 %.

En fait, le PIB réel a reculé de 0,8 % lors des trois derniers mois de l'année en raison, comme l'explique Statistique Canada, « de baisses dans les exportations, l'investissement en capital et les dépenses personnelles ».

Il s'agit de la plus forte baisse trimestrielle observée par Statistique Canada depuis 1991.

Sur l'ensemble de l'année, l'économie canadienne a pu progresser, faiblement, de 0,5 %. Cette hausse minime tranche avec la progression de 2,7 % enregistrée un an plus tôt.

Le recul plus prononcé du PIB canadien devrait aussi se poursuivre lors de l'année en cours, la plupart des experts tablant désormais sur une baisse de plus de 2 % pour l'ensemble de l'année 2009, contre une prévision initiale de 1,2 %.

Fait à noter: les prévisions officielles de la Banque du Canada, qui table sur une contraction de 1,2 % en 2009 et une reprise de 3,8 % en 2010, ont été raillées par plusieurs experts, qui ont qualifié le directeur de la banque centrale, Mark Carney, d'optimiste.

Un recul plus prononcé ailleurs

Le recul de l'économie canadienne est toutefois nettement inférieur aux reculs observés dans les autres grandes économies occidentales. Aux États-Unis, le PIB a chuté de 6,2 % lors de la même période, tandis que l'économie de l'Union européenne, elle, s'est repliée de 5,9 % à la fin de l'année 2008. Au Japon, le pays le plus touché par la crise en ce moment, le PIB a plongé de 12,7 % au quatrième trimestre.

Une baisse du taux directeur dès mardi?

Il faut maintenant s'attendre à ce que ce dernier donne le feu vert à une nouvelle baisse des taux directeurs, dès mardi.

Cette baisse, alors que les taux sont actuellement dans un creux historique, à seulement 1 %, pourrait atteindre les 50 points de pourcentage, ce qui porterait les taux à 0,5 %, leur plus bas niveau jamais connu.

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