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Traumatismes annonciateurs

Homme dépressif

Photo : iStockPhoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'Université McGill montrent que des mauvais traitements subis dans l'enfance peuvent altérer l'ADN et influer sur le fonctionnement des gènes.

De mauvais traitements subis dans l'enfance peuvent avoir des effets sur le développement génétique jusqu'à l'âge adulte, ont montré des équipes québécoises de l'Université McGill et de l'Institut Douglas.

Ces groupes de recherche ont découvert que les traumatismes de l'enfance peuvent altérer l'ADN et influer sur le fonctionnement des gènes.

Ils en viennnent à cette conclusion après avoir analysé des échantillons de 36 cerveaux, dont :

  • 12 personnes s'étant enlevé la vie et ayant été victimes de mauvais traitements
  • 12 personnes s'étant enlevé la vie, mais n'ayant pas été victimes de mauvais traitements
  • 12 témoins

Ils ont ainsi pu découvrir différentes marques (dites épigénétiques) dans les organes des sujets qui avaient subi des sévices.

Ces marques agissent sur la réponse au stress et peuvent augmenter le risque de suicide, selon les chercheurs.

Les interactions entre l'environnement et l'ADN jouent un rôle crucial dans la capacité de résistance au stress, d'où le risque de suicide. Les marques épigénétiques sont précisément le fruit de ces interactions.

Une citation de :Pr Michael Meaney

Ces travaux confirment d'autres observations effectuées sur des rats, qui montraient que les soins maternels jouent un rôle significatif sur les gènes qui contrôlent la réponse au stress.

Il avait été démontré alors que des comportements maternels simples pendant la petite enfance (comme lécher ses petits) ont un effet important sur les gènes et le comportement, et que cet effet est permanent (voir notre nouvelle).

Ces effets sur l'expression des gènes et les réactions au stress peuvent être inversés chez l'adulte à l'aide de traitements connus pour influencer le marquage épigénétique.

Aujourd'hui, nous commençons à comprendre les conséquences biologiques des sévices psychologiques.

Une citation de :Pr Moshe Szyf

Le but ultime de ces travaux est d'aider les personnes qui souffrent de détresse psychologique et qui sont susceptibles de se suicider.

Les résultats de cette étude sont publiés dans le Nature Neuroscience.

Cette étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le National Institute of Child Health and Development (États-Unis).

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