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Des conditions moins strictes

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Adil Charkaoui

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une juge de la Cour fédérale lève plusieurs conditions de libération imposées au Montréalais d'origine marocaine visé par un certificat de sécurité depuis 2003.

Visé par un certificat de sécurité depuis 2003, le Montréalais d'origine marocaine Adil Charkaoui obtient un assouplissement de ses conditions de libération.

La juge Tremblay-Lamer, de la Cour fédérale, en a décidé ainsi après avoir estimé que M. Charkaoui ne représentait plus un danger immédiat pour le Canada. Selon elle, les conditions imposées à M. Charkaoui étaient maintenant « disproportionnées ».

Elle autorise donc M. Charkaoui à ne plus être accompagné de son père pour reconduire ses enfants à l'école. Il lui est de nouveau permis de naviguer sur Internet et d'utiliser un téléphone portable. La juge a également levé le couvre-feu qu'il devait respecter.

L'obligation de se présenter de façon hebdomadaire à l'Agence des services frontaliers est également levée.

M. Charkaoui pourra aussi déménager s'il en avise la Cour ainsi que les ministres et l'Agence des services frontaliers du Canada au moins trois jours à l'avance. Il pourra également quitter l'île de Montréal s'il avise l'Agence des services frontaliers du Canada 48 heures à l'avance.

La juge a expliqué sa décision d'assouplir les conditions de libération de Charkaoui en indiquant qu'il les respectait depuis plus de six ans et que le temps jouait en sa faveur. Selon elle, le fait que son cas était très médiatisé l'aidait également.

« S'il avait le profil d'un agent dormant il y a neuf ans, il est évident qu'il ne pourrait en être de même aujourd'hui vu la publicité entourant son affaire. De plus, il a l'appui de sa famille et de sa communauté. Il m'apparaît invraisemblable que celui-ci prenne un risque de la décevoir », peut-on lire dans le jugement.

Des conditions maintenues

La juge a cependant imposé 13 conditions à respecter. Il devra ainsi continuer de porter un bracelet électronique avec GPS.

La juge a aussi maintenu le dépôt de la caution qu'il a dû verser lors de sa libération, la confiscation de son passeport, l'interdiction d'avoir une arme, une imitation d'arme et des substances explosives et chimiques.

Elle lui a aussi interdit de s'associer à des gens qu'il sait être des menaces à la sécurité nationale ou qui ont des casiers judiciaires. Il lui est aussi interdit de communiquer avec cinq personnes nommées par la juge.

Une journée mémorable pour Charkaoui

« Dans la vie, il y a des choses qu'on ne peut pas quantifier, a déclaré Adil Charkaoui lors d'une conférence de presse pour réagir à la décision de la juge Tremblay-Lamer. Je n'ai pas les mots pour quantifier la liberté, mais c'est sûr qu'aujourd'hui, je peux prendre mes enfants dans ma voiture, puis aller faire un tour. »

M. Charkaoui a profité de l'occasion pour saluer le courage de la juge Tremblay-Lamer. Il a également évoqué l'arrivée au pouvoir de Barack Obama aux États-Unis ainsi que le climat de peur et de suspicion après les attentats du 11 septembre 2001. « Je pense que c'est en train de s'estomper graduellement », a-t-il avancé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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