Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ottawa sous le charme d'Obama

Le président Obama en visite à Ottawa

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada
| Mis à jour
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour sa première visite officielle à l'étranger, le président américain Barack Obama discute d'environnement, d'économie et de la situation en Afghanistan avec le premier ministre Stephen Harper.

Un peu moins de sept heures après être arrivé au Canada pour sa première visite officielle à l'étranger, le président américain Barack Obama est reparti à Washington, jeudi après-midi. Sa visite lui aura fourni l'occasion de discuter d'économie, d'énergie, d'environnement et de la situation en Afghanistan avec le premier ministre Stephen Harper.

Au terme d'une rencontre de travail qui aura duré un peu moins de trois heures - d'abord en tête à tête, puis en compagnie de membres de leur entourage -, MM. Obama et Harper ont confirmé qu'ils se sont entendus pour entreprendre un dialogue sur l'énergie propre.

Tisser des liens étroits

Lors d'une entrevue accordée jeudi soir au réseau anglais de Radio-Canada, Stephen Harper a déclaré que les deux hommes ont profité de leur tête-à-tête pour tisser une relation personnelle forte. Le premier ministre a notamment qualifié le président américain d'homme « facile à aimer et à connaître ». Lire le texte sur CBC.ca (Nouvelle fenêtre).

L'initiative vise à développer de nouvelles technologies permettant de limiter les émissions de gaz à effet de serre et ainsi de lutter contre le réchauffement planétaire. Les efforts en la matière porteront notamment sur les technologies de séquestration du carbone.

Obama-HarperAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama et Stephen Harper, à Ottawa (archives)

Photo : La Presse canadienne / Charles Dharapak

Le premier ministre Harper a fait valoir que le Canada surveillerait avec beaucoup d'intérêt l'approche que développera la nouvelle administration américaine à ce sujet. Jusque-là, il était difficile, a-t-il dit, d'affronter le problème seul, alors que l'économie du continent est intégrée et que le voisin américain refusait de réglementer les émissions polluantes.

Le premier ministre Harper s'est d'ailleurs appliqué à gommer les différences dans les approches des deux gouvernements en matière de lutte contre les gaz à effet de serre. Il a affirmé que l'idée de viser une baisse de l'intensité des émissions polluantes, comme le préconise le plan canadien, n'est pas très éloignée de celle de viser des cibles absolues de réduction des émissions. Les deux approches, a-t-il dit, peuvent être conciliées.

Économie et sécurité

Outre cette annonce, les deux hommes ont réitéré leur volonté de poursuivre l'étroite collaboration qui caractérise les relations entre les deux pays, tant en matière d'économie qu'en matière de sécurité. Le premier ministre Harper a affirmé que le Canada et les États-Unis étaient des partenaires, des alliés et des amis, et qu'ils partageaient des valeurs communes.

Le président Obama s'est pour sa part prononcé en faveur d'une nouvelle impulsion dans les relations canado-américaines. « Nous avons tendance à tenir notre relation pour acquise, mais le succès de notre amitié au long de l'histoire demande que nous renouvelions et approfondissions notre coopération maintenant, au 21e siècle », a-t-il dit.

Les deux hommes ont reconnu qu'ils devaient collaborer étroitement pour contrer la récession économique mondiale, en adoptant des mesures de relance de l'économie (baisses d'impôt, accès au crédit) et en soutenant le système financier mondial.

Le président Obama s'est aussi fait rassurant au sujet de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Il a réitéré que les ententes sur le travail et l'environnement, actuellement contenues dans des annexes à l'accord, devraient être incluses dans l'accord lui-même. Barack Obama a assuré que son intention était d'accroître le commerce entre le Canada et les États-Unis, pas de le réduire.

Le président américain a dit avoir discuté de la sécurité à la frontière avec le premier ministre Harper. Les deux hommes ont évoqué la possibilité d'utiliser des sommes provenant des plans de relance économiques des deux pays pour adopter des mesures visant à réduire les goulots d'étranglement à la frontière.

La visite du président américain en images

« Nous avons de réelles inquiétudes en matière de sécurité, tout comme le Canada, mais je crois qu'il est possible de trouver un équilibre entre [ces] inquiétudes et la [nécessité] d'une frontière ouverture qui encourage cette extraordinaire relation commerciale », a déclaré le président américain.

Le premier ministre Harper a pour sa part affirmé très clairement que toute menace qui plane sur les États-Unis plane aussi sur le Canada. Il a rappelé que le Canada avait investi beaucoup d'argent pour assurer cette sécurité à la frontière au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Au sujet de la clause Buy American contenue dans le plan de relance de 787 milliards de dollars, le premier ministre Harper a soutenu que les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l'ALENA permettent, dans certains cas, des stratégies de préférence nationale qui ne constituent pas une violation des accords. Il a dit être sûr que les États-Unis respecteront leur signature.

Afghanistan: Obama vole au secours de Harper

Des discussions ont aussi porté sur la situation en Afghanistan. Le premier ministre Harper a notamment souligné qu'il importait de former l'Armée nationale afghane afin qu'elle puisse assurer seule la sécurité dans le pays.

Le président Obama est intervenu lorsqu'un journaliste a demandé à Stephen Harper s'il avait été sollicité pour prolonger la mission de combat des soldats canadiens en Afghanistan. Il a dit n'avoir « absolument pas » pressé le premier ministre à ce sujet, et qu'il s'était assuré de le remercier pour les efforts fournis par le Canada.

Le protocole et le symbole

Barack Obama et Michaëlle JeanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Barack Obama et Michaëlle Jean

La première visite à l'étranger de Barack Obama s'est amorcée à 10 h 30, après que son avion présidentiel Air Force One s'est posé à l'aéroport d'Ottawa. Le nouveau président américain a été accueilli en sol canadien par la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean.

L'évènement était éminemment symbolique: ce sont deux chefs d'État à la peau noire qui se sont salués dans tout le respect du protocole, une situation qui paraissait impensable il y a tout juste quelques années. Mme Jean et M. Obama ont eu un entretien de quelques dizaines de minutes à l'aéroport d'Ottawa.

Le président Obama est arrivé au Parlement canadien vers 11 h 40, à bord de la voiture présidentielle baptisée « The Beast » (la bête).

Le président Obama et le premier ministre Harper marchent côte à côte dans la Rotonde du Parlement.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président Obama et le premier ministre Harper marchent côte à côte dans la Rotonde du Parlement.

Photo : La Presse canadienne / Tom Hanson

Il y a été accueilli par le premier ministre Stephen Harper au son d'America the Beautiful, un chant patriotique américain, qui a été joué au carillon depuis la Tour de la Paix.

Après avoir serré la main du premier ministre, le président américain a pris quelques secondes pour saluer une foule évaluée à 1000 personnes. Barack Obama s'est ensuite engouffré à l'intérieur du Parlement, où il a rencontré différents dignitaires et signé le livre des invités du Canada.

Après sa rencontre de travail avec le premier ministre Harper, sur le chemin de l'aéroport, le président Obama a fait une visite surprise au Marché By, où il a acheté une friandise connue sous le nom de queue de castor, ainsi que des cadeaux pour les membres de sa famille. Sa présence a semé l'émoi parmi les passants.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.