•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une plainte en justice contre l'évêque Williamson

Photo de Mgr Richard Williamson en entrevue avec la télévision suédoise, et extraite par la télévision argentine Todo Noticias.

Photo de Mgr Richard Williamson en entrevue avec la télévision suédoise, et extraite par la télévision argentine Todo Noticias.

Photo : AFP / Todo Noticias

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dejà sous la pression du Vatican pour qu'il renie ses commentaires niant l'existence des chambres à gaz, l'évêque intégriste pourrait maintenant faire face aux tribunaux en Argentine, où il demeure.

La pression s'accentue sur l'évêque intégriste britannique Richard Williamson, à la suite de propos niant l'Holocauste qu'il a tenus à la fin janvier.

Mardi, le responsable de l'édition argentine du magazine américain Newsweek a déposé une plainte pour apologie du négationnisme devant la justice. Mgr Williamson, 68 ans, vit présentement au séminaire de La Reja, à environ 40 km à l'ouest de Buenos Aires.

L'Institut national contre la discrimination lui a aussi demandé de confirmer ou d'infirmer ses propos à la télévision suédoise. La directrice de l'organisme gouvernemental argentin a affirmé qu'en cas de confirmation, une plainte officielle pourrait mener à une condamnation à trois ans de prison.

La semaine dernière, le Vatican a officiellement demandé à Mgr Williamson de se rétracter, après l'avoir semoncé quelques jours plus tôt en réaffirmant la solidarité de l'Église catholique avec les juifs et sa condamnation de leur génocide durant la Seconde Guerre mondiale.

Mais samedi dernier, dans une entrevue publiée par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, l'évêque a refusé de renier ses paroles. Mgr Williamson a dit qu'il fallait d'abord qu'il étudie les preuves historiques avant de penser à retirer ses déclarations niant l'existence des chambres à gaz dans les camps de concentration créés par les nazis.

Dans une lettre publiée sur son blogue, le 30 janvier dernier, l'évêque a présenté ses excuses au pape Benoît XVI pour les problèmes qu'il lui avait causés. Il a qualifié ses commentaires d'imprudents, sans toutefois les renier. Le lendemain, la communauté intégriste de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, à laquelle il appartient, l'a relevé de ses fonctions de directeur du séminaire de La Reja.

Rappel des faits

Dans une entrevue diffusée à la télévision suédoise, le 22 janvier dernier, Mgr Richard Williamson a affirmé que les preuves historiques allaient massivement à l'encontre du gazage de 6 millions de juifs par le régime nazi. Il a dit que, tout au plus, de 200 000 à 300 000 personnes avaient péri dans les camps de concentration, mais non par gazage.

Deux jours plus tard, Benoît XVI levait l'excommunication des quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, fondée par Mgr Marcel Lefebvre.

Ces évêques, dont Richard Williamson, avaient été excommuniés en 1988 après avoir été ordonnés par Mgr Lefevre sans l'accord de Jean-Paul II. Ils ont notamment été excommuniés parce qu'ils refusaient d'abandonner la notion de « peuple déicide » attribuée aux juifs.

Les déclarations de Mgr Williamson avaient provoqué une vague d'indignation parmi les associations juives. Des catholiques ont aussi souligné qu'un négationniste n'avait pas sa place dans l'Église.

Avec les informations de Agence France-Presse

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.