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Marois et Duceppe en colère

Pauline Marois et Gillles Duceppe

La chef du Parti québécois, Pauline Marois et le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe

Radio-Canada

Les chefs du PQ et du Bloc adressent une lettre à la présidence française pour protester contre la sortie du président Nicolas Sarkozy lundi, qui s'en est pris au projet de souveraineté du Québec.

Courroucés par les propos du président Nicolas Sarkozy sur le projet souverainiste lors de la remise de la Légion d'honneur au premier ministre Jean Charest lundi, les chefs du Bloc et du Parti québécois ont adressé une lettre de protestation au président français.

Dans cette missive, les chefs souverainistes expliquent à Nicolas Sarkozy que sa perception du mouvement souverainiste est erronée et qu'il ne semble pas comprendre la réalité du Québec.

Lundi, à Paris, le président français a contrarié les souverainistes québécois en déclarant en présence du premier ministre Jean Charest qu'il n'avait « pas besoin de détester les voisins, à savoir le Canada [...], pour prouver qu'il aime le Québec ». Le président en a remis en ajoutant que ceux qui ne comprenaient pas cela « ne comprennent pas le refus du sectarisme, le refus de la division, le refus de l'enfermement sur soi-même et le refus de cette obligation de définir son identité par opposition féroce à l'autre ». (Lire notre article)

Des propos jugés inadmissibles à l'égard du mouvement souverainiste et qui commandaient « une réaction vive de notre part », a expliqué Pauline Marois jeudi en conférence de presse.

« Nous adressons cette lettre au président d'un pays, la France, que nous aimons et que nous respectons. Ces propos ont heurté nos convictions les plus profondes à l'égard de notre projet de souveraineté », a ajouté Pauline Marois.

« La souveraineté du Québec est un projet ouvert, inclusif, un projet pacifique. Tout le contraire de ce que dit M. Sarkozy. Parler de sectarisme, d'enfermement sur soi, de détestation, d'opposition féroce à l'autre est totalement irrespectueux envers tous les Québécois et en particulier envers le mouvement souverainiste », s'est indignée la chef du Parti québécois.

Nicolas Sarkozy et Jean CharestAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nicolas Sarkozy et Jean Charest

Photo : AFP / Pool/Philippe Wojazer

Gilles Duceppe, pour sa part, a déclaré que les propos du président Sarkozy révélaient une réelle méconnaissance du Québec.

« Au cours des ans, j'ai rencontré de nombreux dirigeants et diplomates étrangers et j'ai souvent discuté avec eux de l'avenir du Québec. Que ce soit en privé ou en public, je n'ai jamais entendu un seul d'entre eux dénigrer les souverainistes québécois de cette façon », a ajouté le chef du Bloc québécois.

Le premier ministre fédéral, Stephen Harper, s'est immiscé dans le débat en se portant à la défense de Nicolas Sarkozy. « Le chef du Bloc insulte le président de la France, il insulte les députés de cette Chambre et divise les Québécois à cause de son idéologie sectaire », a lancé M. Harper, jeudi, à la Chambre des communes.