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Cohabitation difficile

Hôpital Bathurst
L'hôpital régional Chaleur, à Bathurst (archives)
Radio-Canada

Une patiente est agressée dans une chambre surpeuplée de l'hôpital de Bathurst. Un médecin compare le problème de surpeuplement de cet établissement à une bombe à retardement.

L'agression d'une dame par un patient cette semaine à l'hôpital régional de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, met en relief le problème de surpeuplement de cet établissement.

La victime, Catherine Richard, affirme que l'hôpital est le dernier endroit où elle aurait pensé pouvoir être agressée.

Mardi soir, sans raison apparente, un patient souffrant d'une tumeur au cerveau et qui se trouvait dans la même chambre qu'elle l'a agressée. « Il m'a donné une tape sur la tête, puis il m'a poigné le bras et il m'a levée. Moi, j'avais peur », explique Mme Richard.

« Le patient qui a attaqué la patiente n'aurait jamais dû être dans cette chambre. Il aurait dû être dans une chambre privée. C'est un patient très, très malade », affirme la Dre Edmonde Gionet.

La Dre Gionet estime que le problème de surpopulation à l'hôpital a atteint le point où l'établissement ressemble davantage à un centre pour réfugiés. « Le personnel médical est brûlé. Les infirmières sont brûlées. On ne peut pas examiner les patients comme il le faut. C'est une situation très frustrante », dit-elle.

Mme Gionet compare la situation à une bombe à retardement. « C'est une bombe, puis ça aurait pu être beaucoup plus grave que ça s'il n'y avait pas eu quelqu'un dans la chambre qui a enlevé ce patient sur cette patiente », ajoute-t-elle.

La médecin critique sévèrement la présidente-directrice générale de la régie de santé A, Andrée Robichaud, qu'elle accuse de ne pas exercer suffisamment de pression sur le ministère de la Santé. « Elle n'a pas l'air consciente de la situation. Est-elle déjà venue à l'hôpital pour voir ce que ça avait l'air une chambre à cinq lits? », lance la Dre Gionet.

Catherine RichardCatherine Richard

« C'est malheureux qu'on ait cette perception-là parce que je communique avec le sous-ministre de façon journalière », affirme Andrée Robichaud.

Mme Robichaud dit qu'elle fait tout en son pouvoir pour que le ministère de la Santé intervienne. Elle estime qu'elle trouve une oreille attentive à Fredericton, mais elle avoue qu'elle a obtenu peu de résultats concrets.

« C'est sûr qu'ils ne réagissent pas vite, pas assez vite pour nous autres. On a besoin de l'aide », souligne Andrée Robichaud.

Les intervenants disent que l'agression de mardi soir était un incident malheureux. Ils espèrent tous que cet incident sonnera l'alarme sur la gravité de la situation à l'hôpital de Bathurst.