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Nouveau sommet pour les saisies

Maison à vendre à Toronto
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir connu l'an dernier une année record, le nombre de saisies immobilières enregistrées au Québec pour le seul mois de janvier atteint un sommet, avec 252 saisies.

Si les statistiques québécoises sur les saisies immobilières sont moins impressionnantes que celles des États-Unis, il n'en demeure pas moins qu'elles permettent d'observer une nette hausse des saisies dans la province depuis le début de la crise financière.

Ainsi, les plus récentes données sur les saisies immobilières, obtenues par Radio-Canada.ca auprès de la firme GDL Crédit Ressources, indiquent qu'en janvier dernier, 252 propriétés québécoises ont été saisies, en hausse de près de 35 % par rapport au même mois, l'an dernier.

Ce nombre, en fait, marque un nouveau sommet depuis au moins janvier 2006, date à partir de laquelle GDL Crédit Ressources a commencé à colliger les données recueillies auprès des 73 bureaux de la Publicité des Droits du Québec.

L'an dernier, quelque 2354 propriétés ont été volontairement ou involontairement saisies, contre 1694 en 2007, soit une augmentation de 39 %. En 2006, bien avant que commence la crise actuelle, 1500 propriétés étaient saisies dans la province.

En fait, sur les 252 saisies observées en janvier 2009, 45 d'entres elles sont des « délaissements volontaires », c'est-à-dire des propriétés remises à un créancier par leur propriétaires avant même qu'un jugement ne les obligent à le faire.

Selon le président de GDL, Daniel Langlois, la vaste majorité des propriétés touchées par des procédures de saisies sont des propriétés résidentielles qui appartiennent à des particuliers.

La Rive-Nord de Montréal, dans les secteurs de Laval, des Laurentides et de Lanaudière, arrive nettement en tête quant au nombre de délaissements, avec 64 saisies pour le seul mois de janvier. La Montérégie et l'Estrie arrivent deuxième et troisième, avec respectivement 37 et 30 délaissements.

Appelé à commenter la hausse du nombre de saisies, André Champagne, syndic de faillite pour la firme Raymond Chabot, soutient que la situation actuelle n'est pas causée par un problème au sein du secteur immobilier, comme on a pu le voir aux États-Unis, mais bien par un problème général de surendettement.

« Il n'y a pas eu de changement dans le profil des gens qui font faillite ou qui se font saisir leurs biens, la seule différence avec ce qu'on voyait avant, c'est que les gens endettés le sont de plus en plus », explique d'ailleurs M. Champagne.

La crise et vous

Alors qu'on constate une hausse marquée des saisies immobilières au Québec, nombreux sont les observateurs à craindre que le secteur immobilier ne soit victime du surendettement général des Québécois. Faites-nous part de vos commentaires.

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