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Charest prône le silence

Journal de Montréal
Photo: La Presse canadienne / Peter McCabe
Radio-Canada

Le premier ministre du Québec invite ses ministres à ne pas accorder d'entrevues au quotidien, dont les employés sont en lock-out depuis une semaine.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, souhaite que ses ministres n'accordent pas d'entrevues au Journal de Montréal, dont les employés sont en lock-out depuis une semaine.

« Il va falloir juger au cas par cas, mais on n'encourage pas les ministres à accepter ou à solliciter des entrevues », a déclaré Jean Charest, dimanche, à Davos, où il a participé au 39e Forum économique mondial.

Évoquant la liberté de presse, il n'entend toutefois pas expulser d'éventuels briseurs de grève qui se trouveraient aux conférences de presse. « On va respecter les lois, et ça inclut l'accès que [le Journal de Montréal] a à l'espace public », a-t-il dit.

Jean Charest n'a toutefois pas précisé si ses ministres pourraient s'adresser à Ruefrontenac.com, le blogue mis en ligne par les employés en lock-out du quotidien.

Le premier ministre souhaite une résolution rapide du conflit, mais il refuse de s'y « immiscer ».

Différentes positions

Le lock-out au Journal de Montréal entraîne différentes prises de position dans le domaine public.

Samedi, l'ex-premier ministre du Québec Bernard Landry a décidé de ne plus écrire de chroniques pour le quotidien tant que le conflit de travail ne sera pas réglé.

Côté politique, tant le Parti québécois que Québec solidaire ont décidé de ne plus accorder d'entrevues au journal. À l'Action démocratique du Québec, on indique que seules les entrevues sollicitées par les « cadres établis » du quotidien seront accordées.

De son côté, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a fait part de réserves devant ces boycottages. Cette position a entraîné certaines critiques dans le milieu journalistique.

Tout en indiquant n'encourager « personne à collaborer avec une entreprise de presse qui agirait dans l'illégalité » en ayant recours à d'éventuels briseurs de grève, la FPJQ croit notamment que « cautionner le refus d'élus de répondre à des journalistes risque de créer un précédent dangereux. La prochaine fois, des élus pourraient refuser de répondre parce qu'ils n'aiment pas le journaliste ou son média ou le dernier article les concernant. »

Avec les informations de La Presse canadienne