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Un premier vote de confiance

Stephen Harper et, en arrière-plan, Michael Ignatieff
Stephen Harper et, en arrière-plan, Michael Ignatieff (archives) Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld
Radio-Canada

Sans surprise, les conservateurs de Stephen Harper et les libéraux de Michael Ignatieff votent contre le sous-amendement proposé par le Bloc québécois.

Le gouvernement de Stephen Harper a survécu jeudi à un premier vote de confiance sur son budget. En effet, conservateurs et libéraux ont voté contre le sous-amendement proposé par le Bloc québécois, pour un résultat final de 214 voix contre 85.

Le sous-amendement bloquiste reprenait mot pour mot le texte de la motion adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale, à Québec, qui exhortait le gouvernement à:

  • offrir une aide financière au secteurs manufacturier et forestier;
  • améliorer l'accès à l'assurance-emploi;
  • maintenir la péréquation dans sa forme actuelle;
  • mettre fin à son projet de commission des valeurs mobilières pancanadienne.

En déposant son sous-amendement à la Chambre des communes plus tôt cette semaine, le chef bloquiste disait vouloir forcer les députés de la Belle Province à prendre position et à choisir « entre le Québec ou le Canada ».

Les bloquistes n'ont pas hésité à traiter la dizaine de députés libéraux du Québec de « vendus » au moment du vote.

Le Nouveau Parti démocratique avait, de son côté, décidé d'appuyer le Bloc parce qu'il partage certains des principes énoncés dans le sous-amendement. Il voulait aussi témoigner de sa « non-confiance » à l'égard de Stephen Harper et de son équipe.

Tant le Bloc que le NPD ont prévenu qu'ils rejetteraient le budget déposé mardi par le ministre des Finances Jim Flaherty, entre autres parce qu'il offre un soutien insuffisant aux travailleurs et aux chômeurs.

Les libéraux ont choisi d'éviter une élection en appuyant le plan budgétaire. En échange de leur soutien, ils ont cependant exigé que les conservateurs rendent des comptes sur les progrès de l'économie canadienne à trois reprises d'ici la fin de l'année, soit en mars, en juin et en décembre. Un amendement dans ce sens sera soumis au vote lundi et devrait être adopté sans difficulté, les conservateurs ayant accepté cette condition.

Le budget conservateur prétend relancer l'économie canadienne en y injectant 40 milliards de dollars sur deux ans.

C'est la 45e fois que les conservateurs survivent à un vote de confiance grâce à l'appui des libéraux depuis janvier 2006.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne