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L'empereur en danger

manchot-empereur
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La fonte de la banquise prédite par les modèles climatiques du GIEC provoquera la disparition des manchots empereurs d'ici 2100.

Les changements climatiques toucheront particulièrement les manchots empereurs, affirment des chercheurs français et américains.

Leurs données indiquent que ces oiseaux, qui ne vivent qu'en Antarctique, sont très sensibles aux variations de la banquise et qu'ils devront s'adapter pour survivre.

La glace flottante est un véritable milieu de vie pour ces oiseaux durant toute l'année, particulièrement pour la mue en été et la reproduction en hiver. De plus, elle est le lieu de départ et d'arrivée de leur expédition de chasse.

La banquise est essentielle pour le manchot empereur, tant pour se reproduire que pour se nourrir, deux fonctions vitales pour la survie de l'espèce.

Après avoir connu une baisse marquée à la fin des années 70, la population de manchots empereurs s'est stabilisée depuis quelques années.

Prévoir l'avenir

Les chercheurs se sont appuyés sur un suivi démographique, effectué entre 1962 et 2005, d'une colonie de manchots empereurs située en Terre Adélie.

Ils ont combiné ces données avec le modèle du GIEC qui prédit les variations futures de l'étendue de la banquise en Antarctique.

Le résultat est très clair: cette colonie disparaîtra pratiquement d'ici 2100 si la banquise continue à fondre comme il est annoncé.

Plus précisément, ses effectifs s'effondreront de 93 %, et passeront de 6000 couples reproducteurs en 1962 à 400 d'ici la fin du siècle.

S'adapter ou mourir

Pour éviter la disparition, les manchots empereurs doivent s'adapter (migration, changement de cycle de vie...). Cependant, ces animaux semblent lents à modifier leur comportement, ce qui les menace d'extinction.

Pour d'autres espèces d'oiseaux, comme les albatros, ces changements climatiques semblent favorables.

Ces travaux indiquent donc qu'il y aura une réorganisation des espèces au sein de l'hémisphère sud, en relation avec les évolutions du climat dans les prochaines années.

Le détail de cette étude est publié dans les annales de l'académie américaine des sciences ( PNAS).

Avec les informations de CNRS

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