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Pharmacie à ciel ouvert

fleuve-pollution-medicaments
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des produits de chimiothérapie et certains médicaments traitant l'hypertension et le cholestérol sont décelés dans l'eau de la station d'épuration de Montréal.

Les eaux d'égouts du fleuve Saint-Laurent contiennent de faibles concentrations de médicaments avant d'entrer dans l'usine d'épuration de Montréal, ont révélé des chercheurs de l'Université de Montréal.

Pire: l'eau traitée retrouvée à la sortie de la station contient toujours des médicaments utilisés contre le cholestérol et l'hypertension.

Avant d'être filtrée, l'eau contient:

  • du bézafibrate (médicament diminuant le cholestérol);
  • de l'énalapril (médicament pour traiter l'hypertension);
  • du méthotrexate et du cyclophosphamide (traitement contre le cancer).

À la sortie de l'usine, et même à un demi-kilomètre de Montréal, il y a toujours des traces de bézafibrate et d'énalapril.

Les chercheurs avaient déjà décelé d'autres médicaments comme des antibiotiques, des antidépresseurs et de l'estrogène dans l'eau du fleuve.

Et l'environnement?

Les effets de tels produits sur la santé de la faune et de la flore aquatique sont encore inconnus, affirment les chercheurs.

« Ces quantités sont somme toute minimes, mais nous ne connaissons pas encore leurs effets sur la faune et la flore du St-Laurent. Il est possible que certaines espèces y soient sensibles. »

— Une citation de  Sébastien Sauvé

Il est possible que des médicaments contre le cholestérol puissent nuire au développement des poissons.

Le chercheur Sébastien Sauvé affirme que d'autres études sont nécessaires afin de déterminer si les produits de chimiothérapie ont bel et bien disparu des eaux ou s'ils n'ont simplement pas été décelés par la méthode de détection.

L'usine se modernise

Selon Richard Fontaine, de la Ville de Montréal, l'usine sera bientôt modifiée et les eaux seront désinfectées à l'ozone. Il affirme que cette technique permettra d'éliminer entre 70 % et 80 % des traces de médicaments dans l'eau.

Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of Environmental Monitoring .

Cette étude a été réalisée par des chercheurs du Département de chimie de l'Université de Montréal et de la division Recherche sur la protection des écosystèmes aquatiques d'Environnement Canada.
Elle a été financée par le Conseil de recherche en sciences naturelles et génie du Canada, par le Conseil national de la science et de la technologie du Mexique, par la Fondation canadienne pour l'innovation, et par le plan d'action et de gestion chimique du fleuve St-Laurent de Santé Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Université de Montréal

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