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Un problème de taille

Entrepôt de matières recyclables

La baisse du prix des matières recyclables force les centres de tri à les entreposer, à perte.

Les fermetures de centres de tri, causées par le ralentissement économique, entraînent un autre problème: le stockage des matières recyclables.

Depuis le 1er janvier, toute la collecte sélective de l'île de Montréal aboutit au centre géré par le Groupe Tiru. L'entreprise française, qui ne trouve pas preneur pour les milliers de tonnes de matières recyclables, les entrepose sur son terrain et, depuis un mois et demi, sur un terrain prêté par la Ville.

Le consultant Jean-François Chamard explique que plus les matières sont entreposées longtemps, plus elles perdent de la valeur. Ainsi, la tonne de papier mixte, qui se vendait 117 $US il n'y a pas si longtemps, ne vaut plus que 5 $US. Le carton, qui se vendait 125 $US la tonne, se vend aujourd'hui à 25 $US la tonne.

Les pertes de revenus sont donc importantes pour le Groupe Tiru. Selon M. Chamard, l'entreprise perd entre 150 000 $ et 200 000 $ par semaine. D'autant plus que l'entreprise n'est pas payée pour traiter la collecte sélective du grand Montréal.

La situation est semblable à Québec, avec l'entreprise Matrec, qui doit aussi stocker, en attendant des jours meilleurs. Elle aussi a soumissionné à coût zéro. En Abitibi et à Matane, des centres de tri ont tout simplement fermé leurs portes.

Les centres de tri attendent une aide de Québec. Celle-ci devrait venir après le conseil des ministres de mercredi.

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