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Reconstruction des tunnels

Un garçon pose dans l'entrée d'un tunnel détruit par les bombes israéliennes

Un jeune Palestinien dans l'entrée d'un tunnel à Rafah.

Photo : La Presse canadienne / Eyad Baba

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2009 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que l'ONU et l'Europe demandent à Israël de rouvrir les points de passage de Gaza, des centaines de Palestiniens s'affairent à reconstruire les tunnels de contrebande.

Des centaines de Palestiniens de la bande de Gaza ont convergé jeudi vers la frontière égyptienne pour y reconstruire un réseau de tunnels de contrebande détruits ou endommagés par les bombardements israéliens.

Ces tunnels qui relient la bande de Gaza au territoire égyptien servent à approvisionner l'enclave palestinienne en armes et en munitions destinées aux groupes armés, dont le Hamas qui contrôle le territoire.

Or, ces tunnels n'apportent pas que des munitions et des armes dans la bande de Gaza, mais aussi toutes sortes de biens de consommation, du carburant et des marchandises prohibées par le blocus israélien.

De nombreux Gazaouis investissent d'ailleurs d'importantes sommes dans la construction et l'exploitation de ces tunnels qui constituent des routes d'importation fort payantes pour ceux qui les opèrent.

Déjà, jeudi, à Rafah, des travaux de réfection des tunnels étaient amorcés, dissimulés sous des tentes, tandis que le trafic tourne à plein régime dans les tunnels épargnés par les bombes de Tsahal. Les tunnels qui alimentent la bande de Gaza se compteraient par centaines, selon des habitants de Gaza interrogés par l'Agence France-Presse.

Le gouvernement israélien, qui a pilonné intensivement ces tunnels d'approvisionnement pendant les 22 jours d'offensive contre la bande de Gaza, s'est quant à lui réservé jeudi le droit de les bombarder de nouveau.

« S'il faut mener de nouvelles opérations militaires pour faire cesser la contrebande, ce sera fait. [...] Israël se réserve le droit d'agir contre la contrebande, un point c'est tout », a averti jeudi la ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni.

Retour des journalistes à Gaza

Après avoir interdit aux journalistes d'entrer dans la bande de Gaza pendant près d'un mois, le gouvernement israélien a autorisé jeudi l'entrée de journalistes dans l'enclave palestinienne au point de contrôle d'Erez.

L'entrée des journalistes dans la bande de Gaza avait été interdite le 27 décembre dernier, au début de l'offensive israélienne, et maintenue jusqu'au cessez-le-feu de dimanche dernier. Depuis dimanche, seuls de petits groupes de journalistes supervisés étaient admis par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

L'Association de la presse étrangère (FPA) en Israël s'est élevée contre cette entorse à la liberté de presse au nom des journalistes étrangers refoulés par l'armée israélienne.

La FPA avait également porté l'affaire devant la Cour suprême d'Israël qui avait ordonné à Tel-Aviv d'autoriser l'entrée de journalistes étrangers dans la bande de Gaza. L'arrêt du tribunal a été de toute évidence ignoré par le gouvernement israélien qui a retenu la presse étrangère pour toute la durée de l'offensive.

Les points de passage, enjeux de la reconstruction

De passage mercredi à Bruxelles, la ministre Livni a invité l'Union européenne à contribuer à la lutte contre le trafic d'armes à destination de la bande de Gaza, notamment en imposant des sanctions contre l'Iran, qu'elle accuse d'armer en secret le Hamas.

Ses vis-à-vis européens lui ont répondu qu'ils s'engageraient dans cette lutte si Israël rouvrait les points de passage qu'il maintient fermés entre son territoire et la bande de Gaza. Tzipi Livni a rétorqué qu'Israël ouvrait ces points de passage au besoin pour l'acheminement d'aide humanitaire.

Des responsables de l'ONU en visite dans la bande de Gaza ont aussi plaidé jeudi pour une réouverture rapide des points de passage de Gaza ravagée par l'offensive israélienne.

Pour le coordonnateur de l'ONU John Holmes, l'ouverture des points de passage est l'un des principaux problèmes dont l'ONU veut discuter avec l'État hébreu. « Si vous voulez reconstruire, il faut du ciment, des matériaux de construction, des tuyaux, des pièces détachées. Tout doit entrer et c'est une chose sur laquelle nous allons insister fortement », a déclaré à l'Agence France-Presse M. Holmes.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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