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Les étudiants canadiens doivent plus de 13 G$

Une étudiante de l'Université McGill

Photo : La Presse canadienne / Peter McCabe

Radio-Canada

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants demande à Ottawa d'intervenir pour freiner le taux de l'endettement d'universitaires et de collégiens, qui atteint des sommets.

Les étudiants canadiens sont plus endettés que jamais, affirme la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. Selon la FCEE, le niveau d'endettement des étudiants au Canada a franchi cette année le cap historique de 13 milliards de dollars.

Or, ce chiffre, selon la FCEE, ne comprend pas les 5 milliards de dollars supplémentaires de prêts étudiants consentis par les gouvernements provinciaux ou encore les dettes d'étude contractées auprès de banques, d'institutions de crédit ou encore des familles des étudiants.

Cette année seulement, note l'organisme, près de 360 000 étudiants ont contracté des emprunts avec le gouvernement fédéral pour financer leurs études. Toujours selon la FCEE, le montant total des prêts étudiants payables au gouvernement du Canada augmenterait de 1,2 million de dollars chaque jour.

Les moins bien nantis s'endettent plus

« Ce sont les étudiantes et étudiants et les familles qui ont les moyens financiers les plus serrés qui portent le fardeau d'une dette totalisant 13 milliards de dollars », déclare Katherine Giroux-Bougard, présidente nationale de la FCEE. De plus, elle craint les conséquences socioéconomiques pour le pays d'un tel fardeau financier sur les épaules des étudiants canadiens.

Compte tenu du contexte prébudgétaire à Ottawa, la fédération a proposé en décembre dernier au ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, d'augmenter le Transfert canadien en matière de programmes sociaux pour l'éducation postsecondaire; de bonifier le financement des études supérieures; d'appuyer davantage financièrement les étudiants autochtones ainsi que de hausser le financement des emplois d'été.

Pour Katherine Giroux-Bougard, l'éducation fait partie des solutions à la crise économique qui frappe le pays. « La meilleure façon de contrer l'actuel ralentissement économique est d'investir dans les programmes sociaux, surtout en éducation postsecondaire. L'éducation postsecondaire publique doit être considérée comme un mégaprojet de travaux publics qui produiront des bénéfices pendant des décennies à venir », plaide-t-elle.

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants parle au nom de 80 associations étudiantes universitaires et collégiales qui regroupent plus de 500 000 étudiants au pays.